Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«La France n'a plus un État providentiel», juge Sarah Knafo

[Europe 1]

L'eurodéputée Reconquête et auteure du livre "Le casse du siècle"  Sarah Knafo était l'invitée de La Grande interview Europe 1-CNews ce lundi matin. Au micro de Laurence Ferrari, elle estime que la France "n'a plus un état providentiel" et estime qu'il est urgent de réduire les taxes pour redonner de l'argent aux actifs. 

A la vieille du mois d'octobre, de nombreux Français vont ou on déjà reçu leur fiche de paie, accompagnée du salaire à payer. Pourtant, un chiffre se faire remarquer lorsque l'on étudie attentivement son précieux papier : la différence entre ce que paye l'employeur et ce que l'on reçoit sur son compte. 

"Un casse du siècle" que dénonce Sarah Knafo dans son ouvrage du même nom, publié il y a quelques semaines. Invitée ce lundi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, l'eurodéputée affirme que son livre "est le contraire d'un livre politique. Ce n'est pas un livre partisan, ni de droite ni de gauche, car je mets tout le monde sur le banc des accusés, les différents gouvernements comme les oppositions", insiste-t-elle.

L'ancienne candidate se base simplement sur la différence entre ce que paye l'employeur et ce que reçoit l'employé. Par exemple, sur un salaire à 2.200 euros net par mois, soit l'équivalent du salaire médian en France dans le secteur privé, l'employeur dépense en réalité 3.958 euros, indique le site de l'Ursaff. Une différence de 1.758 euros qui finance les retraites, la santé, mais aussi le chômage ou encore la formation. 

Faire 140 milliards d'euros d'économies par an

"Sur une retraite complète, ça fait environ 1 million d'euros de cotisations. Et donc, en contrepartie de ce million, qu'ont obtenu les salariés ? Des urgences saturés, un Fisc qui prélève l'impôt mais se fait voler ses données. Une école qui a un niveau de mathématiques en dessous de celui de l'Albanie", note-t-elle. 

Face à la situation, l'eurodéputée propose de faire de nombreuses économies, à hauteur de 140 milliards d'euros par an et redonner de l'argent aux actifs, salariés ou indépendants. Et à la question de que dire aux Français qui tiennent à leur état providentiel ? "ll n'y a plus d'état providentiel en réalité", face à la dégradation des services, juge Sarah Knafo.