Une patiente de l'hôpital américain de Neuilly affirme avoir été violée par un infirmier

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La victime de 32 ans avait été admise en février dernier pour de lourds problèmes de santé. L'enquête, menée sur commission rogatoire d'un juge de Nanterre, se poursuit.

Ce fut longtemps l'hôpital des stars. Johnny Hallyday, Alain Delon, Serge Gainsbourg ou encore Jacques Chirac y ont été soignés. Aujourd'hui, l'hôpital américain de Neuilly, près de Paris, se retrouve au cœur d'une affaire de viol sur une patiente par un employé de l'établissement. Les faits remontent au mois de février mais ils viennent seulement d'être révélés par le journal Le Parisien. La victime aurait été abusée durant son séjour par un infirmier, déjà condamné pour agression sexuelle.

"Désolé ma belle". Cette patiente de 32 ans, admise depuis trois jours à l'hôpital américain de Neuilly pour de lourds problèmes de santé, a vu dans la soirée du 4 février l'infirmier de garde lui apporter ses médicaments. Puis elle s'est endormie. Ensuite, les souvenirs sont confus. Elle a l'impression de sentir les mains de l'homme sur elle mais, assommée par les médicaments, elle est incapable de réagir. Le lendemain, elle doute et ressent des douleurs mais son médecin lui garantit que le traitement ne provoque pas d'hallucination. C'est alors qu'elle découvre sur son portable ce mystérieux SMS : "désolé ma belle". 

Inscrit au fichier des délinquants sexuels. Bouleversée, elle informe l'hôpital à sa sortie, le 8 février, avant de porter plainte trois jours plus tard. La police identifie rapidement l'infirmier de garde, un homme de 49 ans, qui nie les faits. Ce dernier a été mis en examen, écroué et licencié par l'hôpital, comme le souligne la direction de l'établissement à Europe 1. L'infirmier, embauché en 2004, avait été condamné en 2012 à quelques mois de prison avec sursis et une mise à l'épreuve pour agression sur une personne vulnérable et était depuis lors inscrit au fichier des délinquants sexuels. Interrogée, la direction assure qu'elle ignorait le passé judiciaire de l'employé. L'enquête, menée sur commission rogatoire d'un juge de Nanterre, se poursuit alors que les recoupements téléphoniques et analyses ADN sont toujours en cours.