Les pompiers ont réussi à évacuer les résidents de l'Ehpad. Photo d'illustration. 1:30
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Romane Hocquet, à Paris , modifié à
Un centenaire est mort dans l'incendie de la maison de retraite où il résidait, dans le 16e arrondissement de Paris, dimanche soir. Deux femmes restaient en urgence absolue, lundi matin.
REPORTAGE

Dans la nuit de dimanche à lundi, un incendie a fait un mort dans un Ehpad du 16e arrondissement de Paris. Deux femmes âgées de 96 et 88 ans étaient en urgence absolue, lundi matin, alors que le pronostic vital de l'une d'elles est engagé.

Le feu est parti d'une chambre du deuxième étage de ce luxueux Ehpad de l'ouest parisien, vers 21h20. Une fumée lourde et toxique s'est répandue dans le couloir, ce qui a causé la mort d'un résident centenaire. "Ç'a été super vite, j'ai entendu quelqu'un crier 'y'a le feu, y'a le feu !', et on s'est précipité", rapporte un témoin.

Le deuxième étage "complètement brûlé"

"Pendant un quart d'heure, vous ne savez pas si votre mère est en vie ou pas", confie Gérard, dont la mère vivait en face de la chambre où le feu s'est déclaré. "C'est une chance incroyable. Heureusement, ils l'ont évacuée. Elle ne peut pas se déplacer, donc elle a été tirée par les bras pour se mettre derrière les portes coupe-feu."

Il décrit un deuxième étage "complètement brûlé et dévasté, avec une moquette noircie" : "Une paire de lunettes, c'est la seule chose que le pompier a pu sauver. On se demande pourquoi il n'y a pas eu plus de victimes", se demande-t-il.

Tous les résidents évacués dans un café

Tous les occupants de l'établissement ont été confinés ou évacués dans un café des environs. "On a essayé de faire un maximum de place pour accueillir les personnes, en sortant les chaises et le chauffage, en leur distribuant de l'eau", explique Léa, employée du café. 'Il y a beaucoup de questions mais surtout au niveau des familles : est-ce qu'elles sont au courant ?", interroge-t-elle. 

" Ils nous ont rassurés pour nous dire qu'il n'y avait pas de monoxyde de carbone "

Les familles, inquiètes, se sont pressées derrière les cordons de sécurité derrière lesquels une dizaine de véhicule de secours stationnent. "On a appris ça par la presse sur Internet et on est venu tout de suite", indique une personne de l'entourage d'un résidant. "Il a été rapatrié, il dort et on est content. Ils nous ont rassurés pour nous dire qu'il n'y avait pas de monoxyde de carbone et qu'on pouvait le ramener dans la chambre". 

La quasi-totalité des personnes âgées ont réintégré l'établissement peu après minuit. Les résidents du deuxième étage ont passé la nuit dans un autre établissement du quartier.