Un ex-maire d'un village des Yvelines soupçonné de viols sur au moins trois enfants

  • A
  • A
La garde à vue de l'octogénaire a été interrompue en raison de sa "démence sénile".
La garde à vue de l'octogénaire a été interrompue en raison de sa "démence sénile". © Direction générale de la police nationale
Partagez sur :
L'ancien maire de Favrieux est notamment soupçonné d'avoir abusé de jeunes garçons âgés de 8 à 12 ans, entre 1995 et 2000, chez lui, ce qu'il a nié en garde à vue. 

Un juge d'instruction de Versailles a été désigné mardi pour enquêter sur des soupçons de viols sur mineurs et détention d'images pédopornographiques qui visent un ancien maire d'un village des Yvelines, a appris l'AFP de sources proches de l'enquête. L'ex-édile (2001-2014) de la petite commune rurale de Favrieux avait été interpellé la semaine dernière par les gendarmes après trois plaintes pour viol déposées auprès de la brigade de recherches de Mantes-la-Jolie. Mais présentant, selon l'expert psychiatre qui l'a examiné, "un état de démence sénile", l'octogénaire n'a pu être mis en examen et sa garde à vue a été interrompue, selon ces sources.

Certains faits prescrits. Au total, neuf personnes se disant victimes de viols et/ou d'agressions sexuelles entre 1989 et 2002 ont été dénombrées et entendues mais "les faits d'agressions sexuelles sont prescrits", a souligné l'une de ces sources. Une information judiciaire a en revanche été ouverte par le parquet de Versailles pour des faits qui se seraient déroulés de 1995 à 2000, a-t-elle précisé. L'agriculteur célibataire, aujourd'hui retraité, est soupçonné d'avoir abusé de jeunes garçons alors âgés de 8 à 12 ans chez lui dans sa ferme, lors d'activités proposées par le Comité des fêtes du village, ce qu'il a nié en garde à vue.

Des cassettes encore non exploitées. Une centaine de photos le mettant en scène avec des enfants dénudés, avec au dos des prénoms inscrits, ont été saisies chez lui ainsi que des cassettes VHS, non encore exploitées, selon une autre source proche de l'enquête. Le nombre de victimes potentielles pourrait être plus important, l'homme ayant reçu sur sa propriété des scouts à plusieurs reprises et sa sœur et son beau-frère, avec lesquels il vit, étant famille d'accueil pour des enfants confiés par l'Aide sociale à l'enfance. Le juge d'instruction désigné devrait ordonner prochainement une nouvelle expertise psychiatrique par un collège d'experts.