Un Breton soupçonné d'être un baron de la drogue sur le "dark web" jugé mardi à Miami

, modifié à
  • A
  • A
Il est soupçonné d'avoir créé un supermarché de la drogue en ligne : Dream Market.
Il est soupçonné d'avoir créé un supermarché de la drogue en ligne : Dream Market. © LOIC VENANCE / AFP
Partagez sur :
Administrateur et modérateur d'une vaste plateforme sur le "dark web", Gal Vallerius, 38 ans, vivant en Bretagne, est jugé mardi à Miami. Il risque la prison à perpétuité.

Un Franco-israélien de 38 ans, vivant en Bretagne, est jugé à partir de mardi devant un tribunal de Miami. Gal Vallerius est soupçonné d'être à la tête d'un supermarché de la drogue sur Internet. Il avait été arrêté l'été dernier dans des circonstances rocambolesques. Il se rendait alors pour la première fois aux États-Unis, à Austin, au Texas pour participer au "championnat du monde de barbes et moustaches", lui qui est affublé d'une très longue barbe rousse qu'il bichonne et expose sur les réseaux sociaux.

Dream Market, supermarché de la drogue en ligne. Dès son escale à Atlanta, l'homme était tombé dans les filets de la DEA, l'agence américaine antidrogue, qui l'avait identifié comme étant à la tête d'un supermarché de la drogue en ligne : Dream Market, l'une des plus grosses plateformes du "Dark Web", cet internet parallèle et crypté où se vendent toutes sortes de marchandises illégales. Héroïne, cocaïne, LSD... Dream Market mettait en relation des acheteurs et des vendeurs. La drogue était ensuite expédiée par voie postale.

500.000 dollars en bitcoins. Pour identifier Gal Vallerius, les enquêteurs américains ont mené une incroyable enquête, analysant ses messages, remontant aussi les réseaux financiers. Sur son compte, il avait l'équivalent de 500.000 dollars en bitcoins, la monnaie virtuelle. Dans sa ferme de Plusquellec, en Bretagne, la police a également saisi 50.000 euros en liquide et de la cocaïne. Devant la justice américaine, le barbu du "dark web", qui se cache sous le pseudo d'"Oxymonster" risque la prison à perpétuité.

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Clémence Olivier