Trafic d'armes : dix personnes, dont deux militaires, interpellées en France

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L'un des deux militaires arrêtés travaille au ministère de la Défense et l'autre est affecté sur une base de l'est de la France. © SEBASTIEN EVRARD / AFP
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avec AFP , modifié à
Dix personnes, dont deux militaires en activité, ont été interpellées et placées en garde à vue mardi dans une enquête sur un vaste trafic d'armes en France. Le réseau est soupçonné d'avoir fourni des armes à des trafiquants de drogue et sympathisants d'ultradroite, ont indiqué des sources proches du dossier.

Dix personnes, dont deux militaires en activité, ont été interpellées et placées en garde à vue mardi dans une enquête sur un vaste trafic d'armes en France, a-t-on appris mercredi de sources judiciaire et proche du dossier, confirmant une information de TF1. Ce coup de filet a été ordonné par des juges d'instruction parisiens chargés depuis le 25 juin 2020 d'une information judiciaire pour "acquisition, détention, cession, transport d'armes de catégories A et B en réunion" et "association de malfaiteurs", a précisé la source judiciaire.

 

Des armes à des trafiquants de drogue et des sympathisants d'ultradroite

Le réseau est soupçonné d'avoir fourni des armes à des trafiquants de drogue et sympathisants d'ultradroite, ont indiqué des sources proches du dossier. Selon les informations de la chaîne de télévision, confirmées à l'AFP de source proche du dossier, les suspects "ont été arrêtés à travers l'Ile-de-France, l'Est mais aussi le sud de la France" par la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne. L'un des deux militaires arrêtés travaille au ministère de la Défense et l'autre est affecté sur une base de l'est de la France. "Un ancien soldat ou encore un passionné d'armes sympathisant de l'ultradroite" figurent aussi parmi les suspects, a précisé TF1. Leur garde à vue peut durer jusqu'à quatre-vingt-seize heures.

Des armes remilitarisées et revendues au marché noir

Certains suspects rachetaient auprès de collectionneurs privés des fusils d'assaut, des pistolets automatiques, des fusils mitrailleurs rendus inopérants, selon les premiers éléments de l'enquête dévoilés par la chaîne. "Cet arsenal était ensuite rendu à nouveau actif, remilitarisé, avant d'être revendu au marché noir aux plus offrants", ajoute TF1. Joint par l'AFP, le ministère de la Défense n'avait pas réagi en début de soirée.