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Tour Eiffel : le monument a rouvert ce mardi après la grève contre la discrimination envers le personnel féminin

La demande émanait du mouvement hindou BAPS. [Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le célèbre monument avait fermé ses portes au public, ce lundi, après une grève provoquée par une demande d'éviction du personnel féminin pour la visite d'un groupe hindou. Le mouvement hindou à l'origine de cette demande, BAPS, avait présenté ses excuses après la polémique.

La tour Eiffel a rouvert, ce mardi 8 septembre, au lendemain d'une grève des salariés, "choqués" par la mise à l'écart des femmes employées lors de la venue d'un groupe religieux hindou, a constaté un journaliste de l'AFP.

Peu avant 9h30 ce mardi, les visiteurs passaient les sas de sécurité au pied de la tour, selon le journaliste de l'AFP. Sur son site, la tour Eiffel indique que le monument emblématique de la capitale française est "ouvert aujourd'hui".

Une fermeture symbolique la veille

Une délégation du Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha (BAPS), réputé particulièrement conservateur aux yeux d'une partie de la diaspora indienne, a visité samedi le monument parisien. Lundi, le personnel s'est mobilisé, dénonçant des "consignes" reçues ayant conduit à évincer les salariées lors de cette visite et a été reçu par la direction.

Ce "mouvement spontané de colère des salariés" a entraîné une "fermeture symbolique" lundi, a déclaré à l'AFP Diane Davoine, secrétaire du CSE de la tour Eiffel. "On attend des réponses", a poursuivi l'élue CGT, et "qu'un cadre soit posé pour que ça ne se reproduise absolument jamais".

"Je réaffirme l'attachement de la tour Eiffel aux valeurs républicaines, à l'égalité femmes-hommes", a réagi Ariel Weil, maire PS de Paris Centre et président de la société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE), promettant de "faire la lumière".

Le groupe religieux s'est excusé

Dans un communiqué transmis lundi à l'AFP par le syndicat CGT, le personnel a dénoncé des "consignes professionnelles qui ont conduit les femmes salariées à être écartées, remplacées et rendues invisibles en raison de leur sexe".

"Certaines (femmes) ont été invitées à quitter leur poste et à se mettre à l'écart dans des locaux. A certains postes, elles ont été remplacées par des hommes. Et toutes les femmes salariées ont reçu la consigne de ne pas passer ou de ne pas traverser certaines zones pendant la présence de la délégation", se sont indignés les salariés, choqués de s'être retrouvés dans une situation "grave et profondément contraire aux valeurs d'égalité et de non-discrimination".

Le BAPS a formulé des excuses, mais nuancé les critiques. "À notre connaissance, à aucun moment l'accès à la tour Eiffel n'a été refusé à qui que ce soit", a écrit sur X le BAPS de Paris lundi soir.

"Nous tenons néanmoins à présenter nos sincères excuses à toute personne qui aurait pu être blessée ou gênée par cette situation", a-t-il ajouté.