Toulouse : les profs du lycée Gallieni lancent un "appel au secours"

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Selon les témoignages, un groupe de quelque 150 élèves serait à l'origine des troubles dans le lycée. © PASCAL PAVANI / AFP
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Plus de 70 professeurs du lycée professionnel et technologique Joseph-Gallieni, à Toulouse, dénoncent un climat d'insécurité insupportable. Ils demandent une refonte du dispositif d'éducation.

Ils n'en peuvent plus. Depuis une semaine, les professeurs du lycée Joseph-Gallieni, à Toulouse, appellent "au secours" et multiplient les journées de grève depuis la rentrée. Ils dénoncent un climat d'insécurité et un manque de personnel pour y répondre.

Une insécurité quotidienne. Violences, insultes, vols, trafic : les problèmes semblent être quotidiens dans cet établissement du sud de la ville, spécialisé dans les métiers de l'automobile, du transport et la logistique. "En décembre, le proviseur lui-même a été menacé verbalement et physiquement. Un incendie a été allumé au sein de la cafétéria. Certains sortent même des armes blanches de leur sac !", s'indigne notamment Fabian Bergès, agrégé de mathématiques et secrétaire départemental adjoint du Sgen-CFDT 31, dans les colonnes du Figaro. "Ici on s'est habitués à voir des collègues pleurer", confie ainsi le syndicaliste.

Plus de 70 enseignants, sur les 135 que compte l'établissement, auraient participé au mouvement de grève, suspendu depuis vendredi. Selon les témoignages, un groupe de quelque 150 élèves serait à l'origine de ces troubles. Parmi eux, certains sortent même de prison et viennent en cours avec leur bracelet électronique.

Une pétition en ligne. Au total, plus de 900 élèves sont scolarisés au lycée Joseph-Gallieni. Mais seuls cinq assistants d'éducation sont présents au quotidien. Les professeurs se mobilisent pour en obtenir cinq de plus. Une pétition en ligne a été lancée dimanche afin de réclamer un dispositif d'éducation spécifique. Jacques Caillaut, inspecteur académique et directeur académique des services de l'éducation nationale (Dasen) de la Haute-Garonne, cité par Le Figaro, reconnait lui des "difficultés", tout en notant que "d'autres établissements à Toulouse sont comme cela".