Tahar Ben Jelloun : "L’école française devrait enseigner les langues principales y compris l’arabe"

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Pour le secrétaire général de la Fondation de l'Islam de France, invité de Matthieu Belliard sur Europe 1, il serait "beaucoup plus intelligent" d'enseigner l'arabe à l'école plutôt que dans les mosquées.
INTERVIEW

Dans son rapport présenté dimanche pour lutter contre le fondamentalisme qui "progresse chez les musulmans en France", l'Institut Montaigne préconise notamment de renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école publique. Une proposition à laquelle l'écrivain Tahar Ben Jelloun, secrétaire général de la Fondation de l'Islam de France, se montre très favorable. "L’école française devrait enseigner les langues principales y compris l’arabe qui concerne plusieurs millions d’immigrés", a-t-il clamé au micro de Matthieu Belliard sur Europe 1, lundi.

"On devrait laisser le champ libre à l'enseignement de cette langue." Selon lui, "il ne faut pas laisser [cet enseignement] aux mosquées" : "On a considéré que les mosquées n’étaient pas uniquement des lieux de prière mais également des lieux d’apprentissage de l’arabe." Or, "on voit maintenant l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Iran, la Turquie, financer soit des écoles soit des mosquées où on fait n’importe quoi et l’Etat n’a aucun contrôle sur ce qu’il se passe dans ces lieux-là", explique-t-il.

"Je me souviens d’une époque où il y avait un seul agrégé d’arabe dans toute la France parce qu’il n’y avait pas de postes, il n’y avait pas d’enseignement de l’arabe", explique Tahar Ben Jelloun, pour qui "on devrait laisser le champ libre à l’enseignement de cette langue".

 

>> De 17h à 20h, c’est le grand journal du soir avec Matthieu Belliard sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

"Plus intelligent" d'enseigner dans les écoles plutôt que dans les mosquées. Il estime pour conclure, qu'il serait "beaucoup plus intelligent de laisser" l'apprentissage de l'arabe "se faire dans les écoles plutôt que ce soit les mosquées et les recruteurs pour des pensées plutôt intégristes qui prennent le relais".