Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Syndicat national de la magistrature : «Une partie des magistrats bafouent totalement les principes républicains», dénonce Frédéric Lauze

Frédéric Lauze réagit dans "Eliot Deval et vous" au communiqué du Syndicat national de la magistrature. Pour le secrétaire général des commissaires de la police nationale, l'organisation foule aux pieds les "principes républicains" en prenant position publiquement contre les forces de l'ordre et en pointant leurs méthodes.

Il répond au Syndicat national de la magistrature. Vendredi, l'organisation, notamment connue pour le "mur des cons", s'est insurgée dans un communiqué contre la "réponse brutale" et la stratégie de maintien de l'ordre du gouvernement face aux blocages des lycées. Le SNM pointe notamment une stratégie de maintien de l'ordre inadaptée "à la particulière vulnérabilité de ce mouvement composé essentiellement d'enfants". Et d'ajouter que "ces usages manifestement disproportionnés de la force publique touchent d'abord et avant tout les jeunes racisé·es issu·es des quartiers populaires".

Une prise de position claire qui, selon Frédéric Lauze, fait fi des centaines de blessés dans les rangs des forces de l'ordre. Pour le secrétaire général des commissaires de la police nationale, ce communiqué est un "face-à-face", non pas avec la police, mais avec les "fondements de la République".

"Un syndicat pyromane"

"L'acte de juger nécessite qu'on ait la garantie quand on est justiciable, qu'on aille devant un juge des enfants, un juge des affaires familiales, aux civils, aux pénales, la garantie d'avoir une justice indépendante avec des magistrats impartiaux et neutres et pas des militants politiques", rappelle le policier dans Eliot Deval et vous

"Or ce communiqué qui fait suite, vous vous souvenez, au mur des cons, à la publication de prises d'opposition politique, à la production d'un guide du manifestant arrêté, fait qu'aujourd'hui, nous avons une partie des magistrats qui adhèrent à ce syndicat, qui bafouent totalement au pied les principes républicains. C'est pour ça que c'est extrêmement grave, vous avez un syndicat pyromane, c'est d'une extrême dangerosité."

Une situation telle que le secrétaire général en appelle à l'intervention du président de la République et du garde des Sceaux. Il faut "saisir le Conseil supérieur de la magistrature, car aujourd'hui nous n'avons plus avec ce communiqué la garantie lorsque nous sommes face à des juges, les justiciables, monsieur et madame tout le monde, mais aussi les policiers, que nous serons jugés de façon impartiale, neutre et équitable. Nous risquons d'avoir face à nous des militants politiques. C'est pour ça que c'est, sur les valeurs républicaines, c'est d'une extrême gravité."

Sans oublier de souligner que ce communiqué est "une insulte pour les 460 policiers blessés" cette semaine.