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Sécheresse : les prix des salades bientôt en hausse face aux pertes considérables des maraîchers

[Michel Gile / Biosphoto / Biosphoto via AFP]

Face aux fortes chaleur et au manque d'eau, les maraîchers se retrouvent dans une situation délicate. Les plantes brûlent sous le soleil, forçant ceux qui le peuvent à avoir recours plus souvent à l'irrigation. Conséquence : entre les pertes et l'utilisation massive d'eau, les prix des laitues devraient augmenter dans les rayons. 

Le mois de juillet 2026 aura été le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des registres. L'Hexagone fait face à des épisodes caniculaires à répétition, couplé à une forte sècheresse qui provoquent d'importantes conséquences pour les cultures. 

Durant les prochains mois, certains légumes et fruits se feront plus rares sur les étales des marchés, à commencer par les salades. Dans les rangées de salades de cette exploitation à Ampuis, près de Lyon, certains plants n'ont jamais poussé, grillés par le soleil. Sous cette chaleur, quelques minutes suffisent pour que les jeunes pousses commencent déjà à flétrir. 

"Celles qui ont été plantées il y a 30 minutes, elles sont déjà toutes flétries. C'est-à-dire que si elles n'ont pas d'irrigation sous une heure, elles sont grillées, elles ne se réhydrateront pas et elles crèveront sur place", explique au micro d'Europe 1 Philippe Herard, maraîcher. 

"Une sécheresse exceptionnelle"

Depuis la première canicule à la mi-juin, le maraîcher estime avoir perdu en moyenne entre 15 et 20% de ses jeunes plants chaque semaine. "On a eu des relevés à 43 degrés dans la plaine. Non seulement on a des températures hautes mais en plus, il n'y a pas une goutte d'eau qui tombe du ciel... On a vraiment une sécheresse exceptionnelle", s'inquiète-t-il. 

"Pour comprendre, on plante un peu plus de 30.000 salades par semaine. Et pourtant, on a eu pratiquement 5.000 salades toutes les semaines qui étaient grillées à cause de la chaleur", indique Philippe Herard. 

Le maraîcher a pu  limiter ses pertes grâce à une irrigation journalière, contrairement à certains maraîchers soumis à des restrictions d'eau en période de sécheresse. Mais cette irrigation intensive augmente ses coûts de production.

Le coût de l'irrigation comme moteur de l'augmentation des prix

"Cela représente plus de travail, plus de présence sur place et on paye également l'eau très chère. Et comme on y a recours de plus en plus, forcément, le coût de production augmente. Donc, si on veut survivre, on est obligé d'impacter ce surcoût dans nos prix de vente", insiste-t-il. 

Et les salades ne sont pas les seuls produits concernés. Si la sécheresse persiste, les récoltes d'autonome seront aussi concernées avec à la clé, de nouvelles augmentations des prix des légumes.