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Salon de l’Agriculture 2026 : malgré un malaise fortement présent au sein de la profession, la relève est bien là chez les agriculteurs

Retour au calme au niveau de la Porte de Versailles. Après une bagarre entre visiteurs et exposants, le Salon de l’Agriculture a réouvert ses portes sans incident. [Ludovic MARIN / AFP]

Après des tensions et une rixe, ce dimanche 22 février, le Salon de l’Agriculture a réouvert dans le calme à Paris. Alors que le malaise agricole persiste, entre contraintes administratives et faibles revenus, certains jeunes continuent pourtant de croire en l’avenir de la profession.

Retour au calme au niveau de la Porte de Versailles. Après une bagarre entre visiteurs et exposants, le Salon de l’Agriculture a réouvert ses portes sans incident. Il reste quelques jours aux visiteurs pour soutenir un secteur régulièrement secoué par les crises.

Conditions de travail éprouvantes, horaires à rallonge, normes jugées excessives et rémunérations insuffisantes : les raisons expliquant ce malaise agricole sont multiples. Pourtant, certains jeunes font le choix de reprendre l’exploitation familiale.

"C’est une passion"

 À 23 ans, Jean-Baptiste connaît chacune des 130 vaches laitières de la ferme familiale en Seine-et-Marne. Fils d’éleveur, il reprendra d’ici à trois ans l’exploitation avec sa sœur. "C’est une passion. On travaille avec des animaux, on est au grand air. C’est une fierté, l’agriculture française. À nous de la faire perdurer", confie-t-il. 

Le jeune homme ne cache pas les difficultés : journées qui commencent dès 6h30, absence d’horaires fixes, lourdes contraintes administratives. "Ça peut faire peur à beaucoup de jeunes", reconnaît-il.

 Entre fierté et inquiétude 

Son père, Philippe, observe la transmission avec un mélange de satisfaction et d’inquiétude. "Transmettre à ses enfants, c’est une fierté. Mais il faut savoir gérer les contraintes", a déclaré Philippe à Europe 1. Même une fois la ferme reprise, il restera présent pour épauler son fils.