Avec les tensions au Moyen-Orient et les répercussions sur les prix de l’énergie, les carburants atteignent des niveaux très élevés à la pompe. Dans le Nord, certains automobilistes renoncent à partir loin cet été et choisissent des vacances plus courtes, près de chez eux.
Les tensions au Moyen-Orient, notamment autour du conflit en Iran, ont des répercussions bien au-delà de la région. Parmi les conséquences les plus visibles pour les Français : la hausse du prix des carburants. À la pompe, les tarifs atteignent désormais des niveaux qui pèsent lourdement sur le budget des ménages, au point de bouleverser les plans de vacances de certains automobilistes.
Dans le Nord, à la station-service, Kevin raccroche le pistolet avec amertume. Cette année, ses vacances ont été annulées à cause de l’envolée des prix de l’essence. "La hausse du carburant à 2,20 euros, c’est vraiment abusé. Alors qu’avant, on mettait le plein à 1,60 euro", déplore-t-il.
Avec sa compagne, Kevin avait prévu de partir en Espagne. Mais le coût du trajet est devenu trop important. "Il n’y a pas de vacances. On devait aller en Espagne avec ma copine, mais avec la hausse du carburant, on ne peut pas se le permettre. C’est compliqué, on ne touche pas assez pour faire le plein d’essence", explique-t-il.
"On limite nos déplacements parce qu’on ne s’en sort plus"
Au programme cet été, donc : des vacances dans le Nord, à proximité de la maison. Une solution moins coûteuse, mais loin du séjour initialement imaginé. Même constat pour Nathalie, croisée à la pompe. Elle aussi a décidé de limiter ses déplacements. Elle devait notamment aller voir ses enfants cet été, mais le budget carburant l’a contrainte à revoir ses plans.
"On limite nos déplacements parce qu’on ne s’en sort plus. Malgré le fait qu’on travaille tous les deux, on ne s’en sort pas", raconte-t-elle. À la place des visites, la famille privilégie désormais les appels en visioconférence. "On évite d’aller voir nos enfants. On fait des visios par téléphone au lieu d’aller les voir directement", poursuit Nathalie.
Pour les vacances, le choix est donc clair : rester dans la région et réduire les distances. "On a vraiment fait le choix de rester dans le Nord. On va faire des courts séjours sur le littoral", explique-t-elle. Une façon de limiter les dépenses tout en profitant d’un peu de répit. Avec, au moins, un avantage en cette période de fortes chaleurs : celui de pouvoir trouver un peu de fraîcheur.