En pleine crise du pouvoir d'achat, à Gruissan-Plage, commerçants et restaurateurs attendent fébrilement les touristes. Avec des prix en hausse et une colère sociale, beaucoup de professionnels rencontrés par Europe 1 redoutent une fin de saison compliquée.
Des prix à la hausse, un litre de carburant qui bat des records et une colère qui gronde. Au premier jour des vacances de la Toussaint, les Français vont-ils se faire plaisir ? Rien n'est moins sûr. Alors à Gruissan-Plage, les commerçants attendent les touristes avec fébrilité.
"Tout le monde regarde à tout"
Ici, les rues et la plage sont assez clairsemées. Et Marie, dans son hôtel, est loin de faire le plein. "Là, à l'heure qu'il est, j'ai quand même des arrivées, mais on est remplis à la moitié", confie-t-elle à Europe 1. "Tout le monde regarde à tout, que ce soit pour un petit déjeuner, un parking. Il y a un changement."
Ce changement Thierry, restaurateur, le constate également. Il vit une arrière-saison compliquée. "Ma fréquentation en septembre : moins 30%. Et encore, je suis gentil. Ça n'a plus rien à voir. L'essence, les gens qui habitent par exemple à Toulouse, ils ont 120 ou 130 kilomètres à faire, ça met une claque sur le budget. Donc je pense que ces vacances de la Toussaint vont être compliquées pour notre corporation."
Un menu "anti-crise"
Alors pour conjurer le sort, Anane, dans son restaurant méditerranéen, a dégainé un menu anti-crise à 19 euros. "On propose ce menu pour ramener des personnes. Tout a été calculé par rapport aux crises. S'il fait beau, ça peut matcher."
Sauf que vu le contexte, beaucoup affirment ici que même le soleil ne suffira peut-être pas.