Policier tué sur les Champs-Elysées en 2017 : le parquet antiterroriste veut un procès pour 4 suspects

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Le policier Xavier Jugelé a été assassiné en avril 2017 sur les Champs-Elysées. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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Le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis un procès aux assises pour quatre suspects dans l'enquête sur l'assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Élysées le 20 avril 2017. Les quatre hommes sont poursuivis l'un pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et les trois autres pour "infraction à la législation sur les armes".

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis un procès aux assises pour quatre suspects dans l'enquête sur l'assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Élysées le 20 avril 2017, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Ce jour-là, à trois jours du premier tour de la présidentielle, Karim Cheurfi, un Français de 39 ans au lourd passé judiciaire et déjà condamné pour tentatives de meurtres sur des policiers, avait tué par balles Xavier Jugelé et blessé deux autres membres des forces de l'ordre, avant d'être abattu.

Un homme poursuivi pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle"

 

Dans son réquisitoire définitif, rendu jeudi, le Pnat réclame qu'un des quatre suspects, Nourredine A., soit jugé devant la cour d'assises de Paris pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Au moment de sa mise en examen, en juin 2017, une source proche de l'enquête avait détaillé que, selon les investigations, Karim Cheurfi avait échangé ou vendu sa moto contre l'arme qui avait servi à tuer Xavier Jugelé. "C'est Nourredine A., l'une de ses connaissances, qui aurait acquis la moto contre le fusil d'assaut", avait ajouté cette source. 

Concernant les trois autres suspects, leur mise en accusation a également été requise pour "infraction à la législation sur les armes", sans que la circonstance aggravante de terrorisme soit toutefois retenue à leur encontre, a souligné la source judiciaire. L'ADN de deux d'entre eux avait notamment été retrouvé sur l'arme. 

Pas de signe de "radicalisation" en prison

L'attaque, sur l'une des artères les plus touristiques de la capitale, avait été revendiquée par l'organisation Etat islamique (EI). Karim Cheurfi n'avait pas présenté de "signes de radicalisation" islamiste en prison, avait expliqué à l'époque l'ancien procureur de la République de Paris, François Molins. Un message manuscrit défendant la cause de l'EI avait toutefois été retrouvé sur un papier près de son corps. 

À partir de janvier 2015, une vague d'attentats jihadistes sans précédent a frappé la France, faisant au total 258 morts, commandités par l'EI ou inspirés par ses appels à viser notamment des policiers ou des soldats.