Dans le cadre de la protection du patrimoine, les Normands espèrent l'inscription à l'UNESCO d'un quatrième site de la région, riche en symboles, sur les plages du Débarquement.
Le dossier avait été déposé à l'occasion des 70 ans du D-Day en 2014, et le comité du patrimoine mondial de l'UNESCO doit donner son verdict ce week-end. Au micro d'Europe 1, les élus locaux se montrent plutôt confiants.
À commencer par Saint-Aubin-sur-Mer, commune qui borde la plage de Juno : le maire, Laurent Hottelart, se veut optimiste, quatre-vingt-deux ans après le débarquement de milliers de soldats canadiens, pour qui rendre hommage est une priorité. "Ça me fait bien plaisir, car c'est quand même une reconnaissance attendue depuis longtemps. Quand on a des milliers de gens qui ont sacrifié leur vie pour venir nous libérer, on ne peut pas oublier ça."
Un label qui octroie des financements
Au-delà du symbole historique, obtenir ce label UNESCO permet aussi de décrocher des financements publics pour aider les communes à préserver le littoral.
Patrick Lavarde, premier adjoint à Ver-sur-Mer, où se trouve la plage de Gold Beach, explique : "La préservation des vestiges, évidemment, coûte très cher. Le fait d'avoir à préserver certains de ces vestiges est une motivation supplémentaire pour protéger le trait de côte, dans le cadre plus général de la lutte contre l'érosion côtière et la submersion marine."
L'enjeu est aussi touristique : les plages du Débarquement ont attiré près de 10 millions de visiteurs l'an dernier, un chiffre que les élus espèrent voir augmenter grâce à cette potentielle inscription à l'UNESCO.