Père privé de son enfant franco-japonais : "Macron nous a promis qu'il allait faire quelque chose"

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"Il a promis qu'il allait faire quelque chose. J'ai confiance en lui", assure un père sans nouvelles de son fils enlevé par sa femme japonaise.
"Il a promis qu'il allait faire quelque chose. J'ai confiance en lui", assure un père sans nouvelles de son fils enlevé par sa femme japonaise. © BEHROUZ MEHRI / AFP
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Au Japon, le président Macron a rencontré des pères dont les enfants franco-japonais ont enlevés par leurs mères. Une situation très fréquente au Japon, et qui toucherait plusieurs centaines de français, principalement des hommes. 
TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Lors de sa visite officielle de quatre jours au Japon, le président Macron a rencontré des pères dont les enfants franco-japonais ont été enlevés par leurs mères. Une situation fréquente au Japon. Parmi ces hommes, Stéphane vit sans nouvelles de son fils depuis quatre ans. Il veut croire que le président l’aidera dans ses démarches.

"Il a promis qu'il allait faire quelque chose"

"Il nous a écouté. Je pense qu'il a été sincère dans les questions qu'il posait. On a passé un quart d'heure avec lui, ce qui est déjà beaucoup", a-t-il raconté au micro d'Europe 1. "Il a promis qu'il allait faire quelque chose." Souvent, la justice nippone valide la garde exclusive au parent "kidnappeur". Car en cas de divorce, l'autorité parentale n'est confiée qu'à l'un des deux parents, le code de la famille japonais ne reconnaissant pas l'autorité parentale partagée. "Un jour, je suis rentré à la maison et ni ma femme ni mon enfant n'étaient là... Je ne sais ni où ni comment vit mon enfant", confie Stéphane.

"On fera tout pour être aux côtés de ces pères", a assuré Macron

"Il y a un droit japonais, qui est très différent du nôtre, mais il y a des situations de détresse qui sont absolument inacceptables", a déclaré le président au lendemain d'un entretien avec trois de ces pères qui ne voient plus leurs enfants. "On fera tout pour être aux côtés de ces pères", a-t-il assuré précisant avoir évoqué ce problème avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Un Japon à deux faces : "un côté fantastique et l'autre complètement archaïque, cruel et inhumain"

"Je pense qu'il a pris conscience de l'ampleur du problème", confie Stéphane. Le président "a bien vu que ce n'était pas juste une poignée de papas mais qu'il y avait beaucoup de pères et de mères qui souffraient face à ce système japonais qui permet d'enlever son enfant du jour au lendemain. Pour nous, c'est une belle avancée. Il a promis qu'il allait faire quelque chose. J'ai confiance en lui", a-t-il assuré avant de conclure, amère que "le Japon a deux faces : un côté fantastique et l'autre complètement archaïque, cruel et inhumain."

Europe 1
Par Jean-Rémi-Baudot, édité par Marthe Ronteix avec AFP