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Paris : parcours de manifestation validé entre Bastille et Nation, interdit vers Opéra

Une semaine après la mobilisation du 17 octobre qui a vu des émeutes éclater dans plusieurs grandes villes du pays, une nouvelle mobilisation est prévue ce week-end. À Paris, la préfecture a autorisé une manifestation entre la Bastille et Nation. [Valérie Dubois / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Une semaine après la mobilisation du 17 octobre qui a vu des émeutes éclater dans plusieurs grandes villes du pays, une nouvelle mobilisation est prévue ce week-end. À Paris, la préfecture a autorisé une manifestation entre la Bastille et Nation. 

La manifestation déclarée pour samedi à Paris entre la place de la Bastille et celle de Nation, organisée à l'initiative notamment de la CGT, "pourra se tenir", a indiqué jeudi la préfecture de police. Deux parcours de manifestation avaient été déclarés, a précisé la PP, qui indique que celui du collectif étudiant Interfac et de plusieurs gilets jaunes, reliant Bastille à la place de l'Opéra, "fera l'objet d'un arrêté d'interdiction".

"Les leçons de la semaine dernière ont été tirées par la préfecture"

Le préfet de police Patrice Faure justifie ces décisions par "les exactions constatées le week-end dernier, comme à la fin des dernières manifestations, en particulier le 13 octobre", qui "incitent à la plus grande prudence dans le choix des itinéraires afin de faire respecter l'ordre public". "Tous ceux qui souhaitent exprimer leurs revendications pourront donc le faire dans ce cadre", a-t-il encore expliqué.

"Côté coordination des gilets jaunes, nous n'avons pas mandat pour accepter ce parcours et donc ne le signerons pas", a affirmé Benjamin Ball, éditeur du site cartographiant toutes les actions prévues pour un "Acte II" des gilets jaunes, assurant qu'ils seraient présents "à Bastille dès 12H00" pour "tenir une conférence de presse sur les marches ce samedi 24 octobre".

"Les leçons de la semaine dernière ont été tirées par la préfecture parce qu'elle n'aurait pas joué à ce jeu, peut-être qu'on aurait eu un parcours plus tôt qui se serait peut-être mieux passé. Ça aurait permis de mieux organiser les choses et de mieux les canaliser", a réagi auprès de l'AFP le co-secrétaire général de la CGT Paris Karl Ghazi.

La mobilisation des forces de l'ordre sera "20% supérieur à ce qu'il était la semaine dernière"

Des violences, saccages et pillages ont éclaté samedi dans plusieurs villes de France, dont Paris, Lyon et Marseille, en marge de la forte mobilisation sociale contre "la vie chère", qui a rassemblé 550.000 personnes dans tout le pays, selon les chiffres officiels.

Le ministre délégué auprès du ministère de l'Intérieur Jean-Didier Berger a assuré que le niveau de mobilisation des forces de l'ordre pour cette journée de mobilisation serait "20% supérieur à ce qu'il était la semaine dernière", soulignant que le dispositif sécuritaire allait être renforcé par les militaires de la force Sentinelle, des unités d'élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid, le GIGN ou la BRI, ainsi que des hélicoptères et des blindés.

Des manifestations ont déjà été interdites dans plusieurs villes, notamment Lyon, Rouen ou Toulon. Au moins 350 personnes ont été interpellées pour la seule journée de dimanche à Paris, où une trentaine de magasins ont été pillés.