Quand internet aide à trouver des personnes pour garder nos animaux de compagnie

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La plateforme de garde d'animaux Pabete permet à des particuliers de s'occuper d'animaux en échange de points. (Photo d'illustration) © SAM PANTHAKY / AFP
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Pour faire garder son animal dans de bonnes conditions, faire appel à un petsitter peut être une solution. Plusieurs sites permettent de mettre en relation des particuliers souhaitant garder et faire garder leurs animaux. Avec succès, selon Salim Boulaich, fondateur de Pabete.com, invité de "La France bouge".
INTERVIEW

En France, près d'un foyer sur deux possède au moins un animal de compagnie. Mais il n'est pas toujours facile de les faire garder au moment des vacances ! Plusieurs sites proposent de faire garder son animal à des prix très bas, et dans les meilleures conditions possibles, que ce soit pendant quelques heures ou pendant quelques semaines. Si aucun n'échange d'argent est prévu, on se sert toutefois de crédits pour avoir droit à différentes prestations. Il s'agit d'une monnaie interne qui permet une équité parfaite aux adhérents.

Invité dans "La France bouge", Salim Boulaich le fondateur de Pabete.com, en explique le fonctionnement. Selon lui, "Pabete est une plateforme collaborative de garde d'animaux entre particuliers, qui fonctionne par le biais de crédits ou de points" appelés les 'bébêtes'. "Par exemple, si vous avez un chat à faire garder pendant trois jours, il faut détenir trois 'bébêtes'. Une 'bébête' coûte deux euros. Cela permet de financer une journée de garde pour un seul animal. Donc, dans cet exemple, cette garde va coûter six euros pour les trois jours", explique-t-il.

Ce système permet ensuite d'offrir des avantages aux personnages qui décident de garder un animal. "Si je garde votre chat pendant ces trois jours, je vais récupérer vos bébêtes que je peux réutiliser par exemple pour faire garder mon propre chien pendant trois jours gratuitement", précise Salim Boulaich. L'animal peut même rester chez lui et attendre que l'adhérent choisi par ses maîtres vienne le nourrir et s'occuper de lui à domicile.

Détecter les personnes malintentionnées 

Si ces "bébêtes" servant d'abord à financer ces gardes d'animaux, elles ont aussi une autre utilité. "Elles permettent de veiller au bon fonctionnement de la plateforme parce que tout est enregistré. Il y a une traçabilité de chaque action. Ça nous permet aussi, via des algorithmes, de faire ressortir des échanges un peu douteux, notamment des négociations", détaille Salim Boulaich.

Pour se protéger des individus malintentionnés, Pabete demande des informations aux participants. "Lors de l'inscription, on demande chacun de nous communiquer des pièces justificatives afin de valider l'identité de nos adhérents. Nous sommes même amenés parfois à effectuer des entretiens individuels", ajoute le fondateur de Pabete. "La plateforme est ouverte à tous ayant des animaux ou pas mais à condition qu'ils partagent notre vision notre philosophie et nos valeurs : l'amour de l'animal, son bien-être et un esprit solidaire et d'entraide", poursuit-il. Selon Salim Boulaich, le site internet est équipé d'un "système de notation". "Après chaque prestation, on peut à la fois noter la personne et l'animal parce qu'il se peut que l'on mente dans le descriptif", affirme-t-il.

De la région parisienne à la Belgique 

Sur le site internet, il est possible de consulter des fiches descriptives des humains et des animaux. Elles sont utiles pour savoir si la personne peut, par exemple, se déplacer ou garder des animaux. Par ce biais, l'internaute peut aussi connaître le comportement d'un animal en amont. Sur Pabete.com, on peut aussi croiser des animaux moins classiques que les chats et les chiens comme les rongeurs. Mais Salim Bouclaich prévient qu'"il faut avoir un certain niveau de compétence". 

Si au départ, le concept était limité à la région parisienne, Salim Boulaich affirme qu'"en deux mois, ça a explosé, on a bénéficié de plus de 1.500 adhérents supplémentaires". Pabete séduit même au-delà des frontières françaises, en Belgique. "Depuis cette année, nous avons trois ou quatre adhérents belges", précise le fondateur de Pabete.

Europe 1
Par Tiffany Fillon