À deux jours du congrès du Rassemblement national à Orléans, les commerçants et les habitants se préparent à d’éventuels débordements. Alors que près de 30.000 manifestants de gauche sont attendus samedi, certains commerçants barricadent leurs vitrines ou préfèrent fermer boutique, malgré la mobilisation de 3.000 policiers et gendarmes.
La ville d’Orléans se prépare au pire. Ce week-end, près de 30.000 manifestants de gauche sont attendus pour protester contre l’organisation du congrès du Rassemblement national. Le préfet du Loiret, Hugues Moutouh, s’attend à la venue de 2.000 à 3.000 individus violents d’ultragauche et déploie, en conséquence, un important dispositif de sécurité. Mais les commerçants et les habitants redoutent des débordements.
"On a décidé de fermer la boutique"
Des barrières installées autour des monuments publics, des panneaux de bois sur les vitrines des magasins… Habitants et commerçants se barricadent avant les manifestations de samedi. C’est le cas de Dominique, gérant d’une épicerie fine, qui installe des "panneaux de bois", avant d'enlever "les produits chers pour minimiser la casse".
Sa boutique restera fermée, comme celles de nombreux autres commerçants. "On a décidé de fermer la boutique samedi parce qu’on risque des débordements. On a déjà eu, le 17 octobre, des casseurs qui étaient passés devant en disant que la prochaine fois, ils s'en prendraient à notre boutique", explique une commerçante.
"Je vais éviter le centre-ville"
Les habitants sont eux aussi très inquiets et certains resteront confinés chez eux. "Je vais éviter le centre-ville. J’ai des courses à faire, donc je les fais là, ça m’arrange. Comme ça, je reste chez moi", assure une riveraine. "Ce n’est pas la peine, on va éviter de se faire castagner, on reste chez nous", affirme une autre.
Et ce, malgré la mise en place d’un dispositif de sécurité qu’ils jugent rassurant. Semirah attendait surtout des contrôles des flux d’arrivées. "À la police de filtrer quand il y a des bandes de cité qui arrivent à la gare, on les arrête", réclame-t-elle.
Tous espèrent que les 3.000 membres des forces de l’ordre mobilisés ce week-end réussiront à empêcher les débordements.