Dans l'émission "Pascal Praud et vous", Clotilde, maman adoptive de la petite Marie-Garance, bénie par le pape lors de sa visite à Paris, a expliqué le parcours des enfants porteurs de handicap laissés sous la responsabilité de l'Etat. Elle a évoqué le manque de considération de l'enfant au profit des familles.
Lors de la visite du pape à Paris, Marie-Garance, petite fille polyhandicapée âgée de 10 ans, a pu être bénie par Léon XIV. Un moment inoubliable pour sa famille. Invitée de l'émission Pascal Praud et vous pour témoigner de ce moment, sa mère adoptive a tenu à raconter le parcours de ces enfants, lorsqu'ils n'intègrent pas une famille d'accueil.
Des enfants mal considérés
Elle explique ainsi que les structures se demandent essentiellement, lorsque le handicap devient trop lourd, si "l'enfant peut avoir un projet de vie qui serait compatible dans une famille". Autrement dit, "on pense à la famille avant de penser à l'enfant", témoigne-t-elle.
"Il y a des enfants qui, apparemment, ne sont pas adoptables", a-t-elle poursuivi. De nombreux enfants n'auront pas la chance d'être aimés par une famille comme Marie-Garance, assure sa maman.
"On considère qu'on ne va pas s'embêter à faire souffrir des familles. Qu'ils meurent à l'hôpital ou dans les bras d'une mère, finalement, est-ce que leur atteinte permet de voir la différence ? C'est-à-dire qu'on oublie leur dignité et on oublie surtout leur capacité à ressentir", a déploré Clotilde.