Des collectifs de parents d'élèves manifestent ce jeudi 18 juin à Montreuil après la relaxe d'un animateur scolaire jugé pour agressions sexuelles, pour dénoncer des violences dans plusieurs écoles de la commune et réclamer plus de transparence dans le traitement des signalements.
Après la relaxe d'un animateur, jugé mercredi 17 juin pour agressions sexuelles dans une école primaire parisienne, plusieurs collectifs de parents, dont le "Groupe Parents Montreuil", manifesteront ce jeudi 18 juin devant la mairie de Montreuil, près de Paris, pour dénoncer des violences commises sur des élèves dans 11 des 52 écoles de la commune.
Une école montreuilloise sur cinq est donc concernée, et sûrement davantage, selon Georgia, maman d'élève à l'origine de "Groupe Parents Montreuil". En seulement un mois, elle a recensé 26 signalements de violences sur les enfants. "Des attouchements sexuels, et puis on a un nombre de violences éducatives ordinaires, notamment pendant la pause méridienne : des cris, des humiliations. On peut avoir des menaces, la menace de retirer le doudou à la sieste", détaille-t-elle.
Une meilleure transparence demandée par les collectifs
Huit plaintes ont été déposées selon elle. La mairie a averti qu'elle aurait suspendu des animateurs. "On ne lâchera rien", martèle cette mère de famille qui manifestera ce jeudi soir pour réclamer plus de transparence.
Une transparence qui est d'ailleurs indispensable chez les acteurs notamment de la justice ou bien de la santé rappelle Anne, cofondatrice du collectif SOS périscolaire. "Quand l'information circule, les affaires sont mieux traitées. Et comme toutes ces affaires reposent sur la parole de l'enfant et finalement aussi celle des adultes, (...) il faut que ça circule et que les choses soient encadrées pour que les affaires arrivent à des enquêtes préliminaires qui tiennent la route et, in fine, à des condamnations, non à des relaxes comme la terrible relaxe qu’on a pu voir hier dans l'affaire Titon", détaille-t-elle.
L'école Titon à Paris où l'animateur accusé de harcèlement et agressions sexuelles a été relaxé mardi. Inaudible selon cette porte-parole, à l'heure où la France doit marcher, dit-elle, "derrière une bannière commune, celle de la protection de l'enfance".