Si l'acte III de la mobilisation contre la vie chère a généré moins de pillage que le 17 octobre, les commerçants craignent une fin d'année complexe. Leur chiffre d'affaires fond comme neige au soleil et ils ont peur que la situation ne se rétablisse pas avant la très importante période de Noël.
Plus de peur que de mal samedi pour les commerçants, les débordements de l'acte III de la mobilisation contre la vie chère n’ont pas été aussi forts qu’attendu. Ce qui soulage de nombreux commerçants, qui s'étaient barricadés pour l'occasion. Pour autant, ils sont nombreux à craindre une fin d’année compliquée. À cause des manifestations chaque samedi, le chiffre d'affaires fond comme neige au soleil. Reportage dans le quartier de la Bastille, à Paris.
"C'est le calme plat"
Vendeuse dans un magasin de cosmétiques, Jade angoissait à l'idée de devoir encore une fois se confiner dans l'arrière-boutique à cause des manifestations. "C'est vrai qu'on était un peu stressé parce qu'on ne savait pas trop où est-ce que la manif allait se passer. Au final, on est rassuré", souffle-t-elle au micro d'Europe 1.
Pour autant, depuis le 17 octobre, les clients se font rares. "Tous les samedis, on fait à peine la moitié du chiffre qu'on devrait faire normalement."
Même constat, dans le magasin de Benjamin, l'opticien est dépité. "C'est le calme plat parce que nos clients ont peur de venir jusqu'ici. On est à 70% de perte, c'est énorme. J'aimerais bien que ça se calme d'ici décembre."
"J'espère que ça ne va pas durer jusqu'à Noël"
Émilie, un sac de course à la main, profite du calme pour faire quelques emplettes. Depuis trois semaines, elle ne sort plus de chez elle le samedi et ne reconnaît plus son quartier. "Quand vous déambulez rue du Faubourg Saint-Antoine, toutes les enseignes sont avec des panneaux en bois. C'est un petit peu bizarre pour un samedi après-midi à Paris. J'espère que ça ne va pas durer jusqu'à Noël. C'est assez anxiogène pour tout le monde."
Tous attendent un retour du calme avec impatience et espèrent que les panneaux en bois auront disparu des vitrines avant Noël.