La règle autour du démarchage téléphonique s'apprête à changer. Dès ce mardi, les démarcheurs devront avoir le consentement des clients pour pouvoir les appeler. Un changement majeur de la loi, qui questionne néanmoins certains, alors que de nombreux Français jugent être harcelés par les démarcheurs.
Le changement s'annonce majeur. Dès ce mardi, la loi change autour du démarchage téléphonique. Objectif : réduire considérablement le nombre d'appels sur les téléphones des Français.
Une bonne nouvelle pour beaucoup, qui s'estiment harcelés par les démarcheurs. C'est le cas de Christian, retraité. Son téléphone sonne en permanence. Alors avec ce changement de réglementation concernant le démarchage téléphonique, il est plutôt content, même s'il y a encore quelques doutes. "Moi j'ai des appels parfois 3-4 fois dans la même journée. Alors bon, je vois ça d'un œil favorable. On va essayer d'être optimiste. Mais je doute beaucoup des résultats. On attend de voir", conclut-il au micro d'Europe 1.
Des doutes autour de la question du consentement
Martine est-elle aussi sceptique, surtout à propos du consentement. Elle craint que la manière de le demander ne soit pas toujours réglementaire et que les enseignes vont enregistrer les numéros de téléphone de leurs clients de manière un peu déguisée pour ensuite faire du démarchage téléphonique.
"C'est très ambigu parce que moi quand je vais chez des commerçants, on me dit Ah, est-ce que vous voulez mettre vos coordonnées pour avec des promotions, pour votre anniversaire, etc'. Donc, c'est sûr qu'on sera tenté, notamment chez les commerçants. Mais Il faut dire 'non, je veux pas de carte d'abonnement'. On sent qu'il y a de l'insistance, ils essayent d'accrocher vraiment les clients", souligne-t-elle.
Mais pas de panique, si vous ne donnez pas votre accord via un formulaire ou oralement auprès d'un vendeur, vous ne serez pas démarché par téléphone.