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«On a besoin de voir des psychologues» : encore sous le choc, les collégiens d'Aubagne vont faire progressivement leur retour

"La balle a frôlé la prof", a raconté une élève. [Miguel Medina / AFP]

Après les coups de feu tirés par un élève de 14 ans faisant deux blessés dans un collège à Aubagne, les collégiens et les professeurs font leur retour en classe ce mercredi. Malgré l'ouverture d'une cellule psychologique, l'émotion reste palpable.

Un retour encore sous le choc. À Aubagne, les collégiens et les professeurs font leur retour en classe ce mercredi matin, après les coups de feu tirés par un élève de 14 ans, qui ont blessé le principal et une enseignante lundi.

L'émotion reste palpable aux abords de l'établissement où une cellule psychologique est ouverte. La question d'un retour en classe agite et divise parents et collégiens.

"Elle a eu du mal à s'endormir"

Emma, 11 ans, a vécu au plus près la sauvagerie de l'attaque, puisque le tireur a ouvert le feu dans sa classe : "Il a tiré sur le tableau. La balle a frôlé la prof. On s'est vite cachés sous les tables, on n'a pas réfléchi. On a eu très peur. Certains ont crié, beaucoup ont pleuré. Là, ça va mieux, je suis moins sous le choc", confie-t-elle au micro d'Europe 1.

Mais derrière une apparente décontraction en public, le traumatisme est bien là. "Elle a eu du mal à s'endormir. Aujourd'hui, elle s'est réveillée et elle ne parle que de ça. C'est dans sa tête", s'inquiète son père Patrick.

Et d'ajouter : "Donc je pense qu'elle a besoin d'en parler avec des professionnels, je pense que c'est mieux. Quand elle nous parlait, on était effondrés parce que ce n'est pas normal cette violence. Et ça nous a choqués profondément."

Leur médecin de famille leur a conseillé de contacter la cellule de suivi psychologique. Ainsi, un suivi est en cours, mais pour les parents se pose maintenant la question du retour en classe.

"À l'heure actuelle, je ne peux pas laisser ma fille sans la présence d'un de mes proches. On a besoin de voir des psychologues pour faire un retour progressif. De toute façon, il va y avoir les vacances scolaires, donc pas avant 15 jours (le retour des élèves en classe ndlr). Même si les cours reprennent cette semaine, elle n'ira pas", assure-t-il au micro d'Europe 1.

Ces parents sont tous divisés sur le sujet. Certains prônent un retour au plus vite des collégiens à leur quotidien et leur vie d'enfant.