Nouvelle-Calédonie : plainte pour agression sexuelle contre l'ambassadeur de France au Vanuatu

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Les faits se sont produits à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 11 février. (Photo d'illustration)
Les faits se sont produits à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 11 février. (Photo d'illustration) © LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Une cheffe d'entreprise et responsable syndicale a porté plainte contre l'ambassadeur de France au Vanuatu, qu'elle accuse d'agression sexuelle lors d'une soirée à Nouméa le 11 février. 

Une plainte pour agression sexuelle a été déposée contre l'ambassadeur de France au Vanuatu, Juddes Robby, par une responsable d'un syndicat de petites entreprises, après des soupçons d'attouchements commis lors d'une soirée à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, d'après la plainte que l'AFP a pu consulter. Les faits se seraient produits le 11 février, lors d'une soirée organisée à l'occasion du sommet économique Nouvelle-Calédonie-Vanuatu, réunissant des chefs d'entreprises et des représentants politiques. La plainte a été déposée le 14 février au commissariat de Nouméa.

"On me caressait les fesses". La victime, une cheffe d'entreprise, a expliqué dans sa plainte qu'elle avait senti "alors qu'elle était debout et avait rejoint un groupe de fumeurs", que "l'on me caressait les fesses". "En me retournant, j'ai vu que c'était Juddes Robby l'auteur de ce fait", qui se dirigeait vers le bar. "Sur le moment, je n'ai pas réagi, parce que je pensais qu'en raison du nombre de personnes, il n'avait peut-être pas fait exprès". Un peu plus tard, "Juddes Robby m'a abordé en me caressant le dos et une nouvelle fois les fesses", et "m'a demandé de lui laisser absolument mes coordonnées", ajoute-t-elle. "Là, j'ai rapidement compris que le premier fait n'était pas un acte involontaire et que j'étais victime d'une atteinte à ma personne", ajoute la victime, qui dit avoir "repoussé 'diplomatiquement'" l'ambassadeur.

Une autre plainte déposée. Elle précise dans sa plainte avoir alerté le Quai d'Orsay sur ces faits, et que l'administration l'a informée qu'une enquête administrative allait être ouverte. Dans une attestation conjointe à la plainte, la victime affirme qu'"une autre victime a également déposé plainte". "Ce comportement d'un représentant de l'État au sein de la région Pacifique est inacceptable et détériore l'image de la France à l'étranger", explique la cheffe d'entreprise.