Nathanaël vient d’être ordonné prêtre : "J'ai ressenti une grande paix dans mon cœur"

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À 28 ans, Nathanaël vient d’être ordonné prêtre, après sept ans d’études au séminaire. C’est au décès de son père, quand il avait 15 ans, que sa foi et sa vocation à devenir prêtre sont nées. Il confie à Olivier Delacroix que son renoncement à avoir une vie de famille donne, selon lui, d’autant plus de valeur à son engagement.
TÉMOIGNAGE

Nathanaël a 28 ans. Il a achevé sept années d’études au séminaire et vient d’être ordonné prêtre. Nathanaël se confie à Olivier Delacroix au sujet de sa vocation à devenir prêtre. Il évoque le décès de son père quand il avait 15 ans, à l’origine de sa foi. Il aborde également le vœu de chasteté que son engagement impose. Il le présente comme un renoncement à avoir une vie de famille, mais il confie vivre son engagement comme un cadeau aux autres. 

À la veille de son ordination, Nathanaël dévoile ses sentiments : "J'ai beaucoup plus le trac pour la première messe, parce que l'ordination, on est encore assez passif, si je puis dire. On a des gestes à faire, mais avec mon nom de famille, je suis au milieu, donc je n’aurais qu’à faire comme le précédent. C'est beaucoup plus simple. Mais à la messe, le prêtre prononce des paroles et fait des gestes extrêmement forts et marquants, que je n'ai pas l'habitude de faire. Je suis impressionné par ça."

" Ma vie pouvait prendre un sens nouveau si je décidais de la construire avec le Christ "

Au lendemain de la célébration, il raconte comment sa foi est née : "Quand j’avais 15 ans, il y a eu un événement marquant pour moi puisque c'est à cet âge que j'ai perdu mon père. Ce moment a été déterminant dans ma vie spirituelle puisque, dans les jours qui ont suivi son décès, des amis chrétiens de la famille sont venus chez moi pour prier. Ils m'ont proposé de venir avec eux. Moi, j’étais dans ma chambre et je n'avais rien à faire. Je me suis dit que ça faisait des années que je n’avais pas prié, mais que c’était le moment. 

Donc, j'ai prié avec eux. Pendant ce temps de prière, j'ai ressenti une grande paix et une grande joie dans mon cœur, comme jamais dans ma vie. C’est à ce moment-là que j'ai compris que Jésus-Christ était vivant et que ce qu'on m'avait dit depuis que j'étais tout petit, c’était vrai et qu'en plus, ça pouvait changer ma vie. Ma vie pouvait prendre un sens nouveau ce jour-là, si je décidais de la construire et de la faire avec le Christ."

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Nathanaël aborde enfin la question de son vœu de chasteté : "Pour moi, quand je suis entré au séminaire à 21 ans, le gros sacrifice, c'était de ne pas avoir de femme. C'était de ne pas faire comme mes amis. J'ai eu mon âge, mais je ne me suis pas engagé profondément dans une relation avec quelqu’un. Je n'ai pas eu de fiancée. Forcément, ça représente un renoncement pour moi. Je me suis rendu compte petit à petit que le sacrifice changeait dans le sens où, à 21 ans, ce qui me portait le plus, c'était le renoncement par rapport à une femme.

Je pense qu'aujourd'hui, c'est beaucoup plus le fait d'avoir des enfants et une famille qui implique un renoncement pour moi, parce qu’entre temps, mes amis qui, à 21 ans avaient une femme, ont des enfants aujourd'hui. Je vois ce renoncement parce que je vis un peu avec eux. Mais c'est justement ça qui m'attire. Ce que je veux dire, c'est qu’on aime faire un cadeau à quelqu'un quand ça nous coûte un peu. Plus c’est exigeant, plus ça me donne envie. Parce que plus ça a de sens, plus ça a de valeur et plus je suis heureux de pouvoir offrir ça."

Europe 1
Par Léa Beaudufe-Hamelin