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Mouvement lycéen : les vacances de la Toussaint vont-elles essouffler la mobilisation ?

Alors que les vacances de la Toussaint débutent ce vendredi pour deux semaines, les lycéens mobilisés sont partagés sur la suite du mouvement. À Lyon, certains promettent de reprendre les blocages à la rentrée, mais si des jeunes craignent un essoufflement, d'autres souhaitent retourner en cours.

"On sera là à la rentrée." Alors que les vacances de la Toussaint démarrent ce vendredi 16 octobre pour 15 jours, Jeanne, en première au lycée Jean-Perrin à Lyon, ne veut pas abandonner l'élan du mouvement lycéen. Pour elle, au vu des mobilisations de la semaine, impossible d'imaginer qu'il n'y aura pas de suite.

"Je pense qu'après les vacances, ça va reprendre, qu'on va rebloquer les lycées et qu'on va remanifester. C'est tellement fort et ça va tellement loin que je pense que les gens ne vont pas s'arrêter comme ça et qu'ils veulent vraiment du changement. On trouve qu'on n'a pas obtenu vraiment ce qu'on voulait, donc on continue", développe-t-elle.

"Après les vacances, ce qu'on devrait faire, c'est recommencer à aller en cours"

Mais beaucoup de lycéens ne partagent pas cet avis. Même très motivés, ils craignent un essoufflement du mouvement, à l'image de Séléna, 16 ans. "Je sais que ma classe veut retourner en cours et ce serait complètement légitime. Je trouverais ça dommage, mais on aura essayé et ce ne sera pas oublié", espère-t-elle.

Nalini, elle, en terminale, veut désormais penser un peu plus à sa scolarité. "À mon avis, après les vacances, ce qu'on devrait faire, c'est recommencer à aller en cours. L'idée, c'est plutôt d'avoir un mouvement de fond. Régulièrement, on se fait entendre, on essaie d'être le plus présent possible tout en recommençant à aller en cours parce que ça commence à être lourd aussi", explique la lycéenne.

Le résultat à la rentrée de novembre, ce sera donc sans doute un mouvement qui sera toujours présent, mais uniquement avec les plus remontés ou les plus radicalisés, ce qui ne signifiera donc pas forcément une mobilisation plus apaisée.