Mort de Naomi : selon l'avocat de l'opératrice du Samu, sa cliente "ne veut plus faire ce métier"

L'enquête, lancée le 3 mai dernier, se dirige pour l'instant "en faveur d'une mauvaise appréciation" et d'un "non-respect de la procédure".
L'enquête, lancée le 3 mai dernier, se dirige pour l'instant "en faveur d'une mauvaise appréciation" et d'un "non-respect de la procédure". © AFP
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Europe1.fr , modifié à
Depuis les révélations par la presse de cet appel, l'opératrice du Samu a été suspendue à titre conservatoire, "le temps que l'enquête administrative soit menée".

"Bouleversée". Pour l'avocat de l'avocat de l'opératrice du Samu qui a pris l'appel de Naomi  et ne l'a pas prise au sérieux, sa cliente est aujourd'hui "bouleversée". "Elle se dit en réalité qu'elle ne veut plus faire ce métier", explique sur BFMTV  Olivier Grimaldi, le conseil de l'opératrice du Samu.

"Quand vous avez 2.000 appels en moyenne, et cela n’excuse rien je tiens à le préciser, des fois 3.000 par jour et qu’on vous dit qu’on a mal au ventre et qu’on vous demande votre âge, le premier réflexe est de penser qu’il n’y a pas d’urgence absolue et qu’il faut aller voir son médecin traitant", poursuit-il, expliquant que sa cliente "fait ce travail depuis 2009, donc c’est un agent confirmé qui a fait une journée de 12 heures".

Opératrice suspendue à titre conservatoire. L'accueil téléphonique réservé par le Samu à Naomi, une jeune femme de 22 ans, morte en décembre après une prise en charge tardive par les secours, fait pourtant débat depuis plusieurs jours. Depuis les révélations par la presse de cet appel, l'opératrice du Samu a été suspendue à titre conservatoire, "le temps que l'enquête administrative soit menée", a précisé le directeur général des hôpitaux universitaires de Strasbourg, Christophe Gautier. L'enquête, lancée le 3 mai dernier, se dirige pour l'instant "en faveur d'une mauvaise appréciation" et d'un "non-respect de la procédure" de la part de l'opératrice qui a pris l'appel de la jeune femme, assure le directeur.