Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, Guillaume Kasbarian, s'oppose à la volonté de certains manifestants lycéens de supprimer toute forme de sélection dans leur cursus.
Le droit de pouvoir exercer le métier que l'on veut, même si l'on est pas compétent ? Au lendemain de l'acte III de la mobilisation contre la vie chère, et alors que de nouveaux blocages de lycées et universités doivent être bloqués mardi et jeudi, Guillaume Kasbarian ne cache pas son exaspération face au mouvement.
Pour lui, peu importe ce que donne le gouvernement, "ça ne suffira jamais". Tout simplement parce que l'ex-ministre du Logement de Gabriel Attal affirme au micro du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos que certains manifestants "ne veulent pas de sélection dans leur cursus".
"Je suis pour la méritocratie républicaine"
"En fait, si vous voulez devenir docteur, vous avez le droit d'être docteur. C'est se dire que quelqu'un qui, bon an, mal an, a eu le bac, puisse continuer quoi qu'il arrive, faire 10 ans de médecine, 15 si c'est nécessaire, pour devenir médecin. Et s'il veut devenir pilote d'avion, il prendra le temps qu'il faut, mais il deviendra pilote d'avion. Et puis s'il veut devenir ingénieur, il prendra le temps qu'il veut, il deviendra ingénieur. C'est-à-dire qu'il n'y a plus de sélection, il n'y a plus de mérite, il n'y a plus de tri, et on considère que toute personne qui se lève le matin et dit 'je veux être telle ou telle profession' a le droit de l'être."
Une vision que Guillaume Kasbarian ne partage pas du tout. "Je suis pour la méritocratie républicaine. C'est-à-dire que quand vous réussissez, vous avez un certain nombre de droits qui s'ouvrent à vous, des portes qui s'ouvrent. Quand vous bossez bien, quand vous réussissez des concours, quand vous réussissez des examens, alors on vous ouvre des portes. Et en tant qu'usager du service public, excusez-moi, mais j'ai envie d'être soigné par un docteur et un chirurgien qui est qualifié, qui a été sélectionné."