Opposé au mouvement de contestation lancé par les lycéens et rejoint par les étudiants, Mathieu, de Sciences Po Bordeaux, dénonce, selon lui, une parole muselée face à une pensée de gauche dominante qui n'ouvre pas le débat à d'autres idées. Réécoutez son intervention dans "Pascal Praud et vous".
La mobilisation des lycéens s'intensifie ce vendredi 2 octobre, journée marquée par de nouveaux heurts. Invité de Pascal Praud et vous, Mathieu, étudiant à Sciences Po Bordeaux, ne cautionne le mouvement ni sur le fond ni sur la forme. Mais son opinion, minoritaire dans son établissement, peine à se faire entendre.
Selon lui, "ceux qui s'opposent aux blocus n'ont même pas le droit de parole et n'osent pas parler". Il dit craindre des représailles : "ça peut être une exclusion totale de la promo, des groupes de conférences. Mais il y a aussi, des violences physiques, des étudiants qui se faisaient suivre jusque chez eux, qui ont été obligés de suivre des cours à distance et de ne plus pouvoir venir, parce qu'ils étaient politisés à droite".