L'Acte III de la mobilisation contre la vie chère s'est globalement déroulé dans le calme samedi 31 octobre, bien que des affrontements entre individus masqués et forces de l'ordre ont éclaté en fin des cortèges, comme à Lyon, où les autorités ont dénombré 19.000 manifestants.
De la Manufacture des Tabacs de Lyon jusqu'à la place Jean Macé, les manifestants ont défilé dans une ambiance calme et festive samedi 31 octobre après-midi. Mais à l'arrivée, plusieurs individus masqués ont lancé des mortiers d'artifices, des pierres et des bouteilles en verre en direction des forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes.
Des affrontements ponctuels toutefois loin des scènes de pillages et de saccages qui avaient marqué la manifestation du 17 octobre sur la Presqu'île. Alors que 19.000 manifestants étaient réunis, contre 20.000 le 17 octobre, la mobilisation ne semble pas près de faiblir.
Nouvelles mobilisations les 3 et 5 novembre
Dans les rangs des manifestants, l'objectif est de poursuivre la mobilisation pour faire entendre leurs revendications. Parmi eux, Sam étudiant et membre du comité de mobilisation de l'Interfaculté de Lyon.
"Avec la coordination nationale étudiante, on appelle à une nouvelle journée de mobilisation mardi 3 novembre, à ce que lundi il n'y ait pas de rentrée, que ce soit une journée où on peut se mobiliser dans les facs et dans les lycées. On se battra jusqu'à minima l'abrogation de Parcoursup et des moyens à la hauteur des besoins", a-t-il expliqué au micro d'Europe 1.
Les syndicats espèrent aussi voir le mouvement gagner le monde du travail. "On appelle à lancer une grève générale à partir du 5 novembre. Il faut aussi que les salariés se mettent en mouvement et en grève pour bloquer l'économie. C'est le seul moyen, à notre avis, d'être entendu", a estimé Camille, militante du syndicat Sud Solidaire.