Mobilisation du 17 octobre : le chaos à Marseille, la mairie et des dizaines de magasins saccagés par les casseurs

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À Marseille, la mobilisation contre la vie chère a totalement dégénéré. Des individus ont enfoncé la porte de la mairie et ont dégradé l'hôtel de ville. Plusieurs commerces ont également été pillés. Le maire Benoît Payan a dû demander des renforts de police au chef de l'État. 

La journée de mobilisation contre la vie chère a rapidement dégénéré à Marseille. Ce samedi, plusieurs dizaines d'individus ont réussi à pénétrer brièvement à l'intérieur de l'hôtel de ville. Ces derniers ont enfoncé la grande porte à l'aide de barrières et de barres de fer en criant : "C'est la révolution, on va prendre la Bastille". 

Dans le hall d'entrée, un buste de Marianne, symbole de la République, a été renversé et plusieurs murs ont été tagués. 

"Ce sont des abrutis, des imbéciles, des voyous"

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a échangé avec le président de la République, Emmanuel Macron, et a obtenu des renforts de police. Mais l'édile ne décolère pas contre ces individus qui ont saccagé sa mairie. 

"Il faut, et je le demande, la plus grande sévérité face à celles et ceux qui ne sont pas là pour manifester, qui n'ont aucune revendication, mais qui ne veulent faire que le mal autour d'eux. Ce sont des abrutis, des imbéciles, des voyous".

Dans le centre-ville de Marseille, 30 à 40 magasins ont été vandalisés. Une violence également dénoncée par Damien, gilet jaune, venu manifester contre la vie chère, mais certainement pas pour casser. 

"Cette violence, on ne veut pas la voir. Ce n'est pas notre délire. On veut vraiment fédérer et rassembler le maximum de personnes et que ça se passe le mieux possible, qu'on soit des millions dans la rue". Selon le préfet de la région PACA, entre 7.000 et 8.000 émeutiers ont sévi à Marseille ce samedi.