Mobilisation du 17 octobre : de nombreux quartiers transformés en zones de guerre à Paris, dont la place de la République

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"Ils ont foutu le feu à tout un tas de vélos en libre-service qui ont complètement explosé avec les batteries", a raconté un restaurateur. [Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Ce samedi, la grande journée de mobilisation a tourné au chaos. Entre 550.000 et 800.000 manifestants étaient présents dans les rues, mais les casseurs et les pilleurs ont ravagé un grand nombre de quartiers à travers toute la France. Illustration près de la place de la République, à Paris.

Les casseurs et les pilleurs ont pris en otage la journée de mobilisation de ce samedi 17 octobre 2026. Cette convergence des luttes devait permettre la mise en lumière des revendications lycéennes, étudiantes ou encore agricoles contre la vie chère. 

Dans les plus grandes villes du pays, des quartiers entiers ont été saccagés, comme dans le 11e arrondissement de Paris, aux alentours de la place de la République.

"C'est de la violence gratuite"

Au cœur de Paris, la chaussée est à peine praticable, recouverte de monticules de déchets calcinés. Les restes de fumée se propagent jusque dans les brasseries barricadées, comme celle d'Arthur.

"Ils ont pris tout ce qu'ils pouvaient ramasser pour le balancer sur les forces de l'ordre. Ils ont pris des vélos pour faire des barrages, ils ont foutu le feu à tout un tas de vélos en libre-service qui ont complètement explosé avec les batteries", raconte-t-il au micro d'Europe 1.

Et d'ajouter : "Après, quand ils ont éventré la boutique de meubles juste en face, ils ont pris le canapé et ils l'ont balancé dans le feu. On a passé un coup de balai, on a retrouvé des pavés et des boulons. C'est de la violence gratuite, sans raison, juste comme ça."

Face aux hordes de casseurs, Arthur a dû évacuer son restaurant par sécurité. En face, une enseigne est éventrée, des façades sont taguées.

"Quand on voit tous les débris dans la rue, les camions de pompiers et la fumée, c'est effrayant. Franchement, j'aurais peut-être mieux fait de rester chez moi", confie Domiti, effarée.

"Ce sont les casseurs qui en profitent, même eux le disent. C'est dommage d'en arriver là. Chaque fois qu'on le voit, c'est choquant", poursuit son compagnon. "Et tout le monde va payer pour les réparations de ces casseurs", lance-t-il, dépité.