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Mobilisation du 17 octobre : à Paris, les casseurs sèment le chaos, les manifestants défilent dans le calme

Mobilisation du 17 octobre : des dizaines de milliers de personnes contre la vie chère à Paris, des violences ont émaillé le cortège (image d'illustration) [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Le chaos dans toutes les grandes villes de France, à commencer par Paris. Ce samedi, 500.000 personnes étaient réunies en France pour manifester contre la vie chère. Et à Paris, avant même que le cortège ne s'élance de la place de la République à 14h, des scènes de violence ont eu lieu. 

Une journée de mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré. À Paris, un cortège devait s'élancer de la place de la République jusqu'à la place de Clichy. Mais avant même le départ de cette manifestation, les forces de l'ordre ont fait usage de lances à eau et de gaz lacrymogènes pour tenir à distance des individus hostiles, selon leurs termes. 

Des véhicules ont également été incendiés, des boutiques ont été pillées et la CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été déployée dans la capitale pour contrôler notamment ces nombreux cortèges sauvages qui se sont élancés à travers la capitale, près des Champs-Élysées notamment. 

"Dites-nous ce que vous faites avec tout cet argent"

Le cortège principal, où se trouve la majorité des manifestants, lui est arrivé place de Clichy peu avant 16h. Un cortège qui a avancé dans le calme, des jeunes et des moins jeunes tous réunis derrière un ras-le-bol général et en soutien des lycéens. 

Comme Zara, mère de famille venue soutenir sa fille : "L'année dernière, elle devait passer une épreuve de bac blanc à 8h dans le 10e arrondissement. À 6h du matin, ils ont reçu un mail pour leur dire de ne pas venir car le plafond s'est écroulé. Ça veut dire qu'à deux heures près, ils se prenaient un plafond sur la tête... Et on est à Paris. On fait quoi avec tout l'argent ? On n'est pas capable d'entretenir les lycées. Dites-nous ce que vous faites avec tout cet argent". 

Et parmi les revendications, la vie chère bien sûr. C'est exactement ce qu'est venu dénoncer Jean-Michel, un employé médico-social, avec la CGT, le syndicat dans lequel il milite. 

"On se bat aussi pour le pouvoir d'achat, pour une meilleure égalité fiscale. Ça va bien au-delà, je pense, des problèmes étudiants et lycéens. C'est vraiment général. Là, c'est une réussite, on se perd tellement il y a de monde. Je crois que j'ai rarement vu ça. Je fais des manifestations depuis très longtemps, j'ai rarement vu autant de monde à Paris". 

En fin d'après-midi, ils étaient encore des dizaines de milliers à se diriger vers la place de Clichy où, malgré la présence de personnes cagoulées en tête de cortège et de nombreux slogans et pancartes hostiles aux forces de l'ordre, aucun affrontement n'a eu lieu.