Mobilisation contre les ordonnances : près de 40.000 manifestants dans toute la France

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© Lionel BONAVENTURE / AFP
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La mobilisation a réuni trois fois moins de manifestants que lors de la dernière manifestation. 

Quelque 37.700 personnes ont manifesté jeudi en France contre la réforme du code du travail, selon le ministère de l'Intérieur, soit une mobilisation plus de trois fois plus faible que lors de la dernière manifestation. Le 21 septembre, le ministère avait comptabilisé 132.000 manifestants en France et 223.000 le 12 septembre. La CGT avait de son côté recensé "plusieurs centaines" de milliers de manifestants le 21 septembre et jusqu'à 500.000 le 12 septembre.

Philippe Martinez déterminé "à aller jusqu'au bout." Des "dizaines de milliers" de manifestants ont battu le pavé, selon la CGT, qui en avait compté "plusieurs centaines" de milliers le 21 septembre et jusqu'à 500.000 le 12 (223.000 et 132.000 selon la police). "On est déterminés à aller jusqu'au bout", a toutefois assuré à Marseille le leader de la CGT Philippe Martinez, en tête du défilé contre la réforme du Code du travail.

Seules 20.000 personnes ont manifesté dans la cité phocéenne, selon la CGT, contre 50.000 le 21 septembre et 60.000 le 12. Et à Paris, le cortège entre Montparnasse et Denfert-Rochereau en a rassemblé entre 5.500 (police) et 25.000 (CGT), deux fois moins qu'en septembre. En province, les manifestations ont montré partout une baisse significative, notamment à Pau, Bayonne ou Rennes, mais aussi à Toulouse et Lyon.

L'exécutif est déjà passé à autre chose. "Ce n'est pas spectaculaire, et pourtant ça participe de la construction du mouvement social", a relevé à Rennes Fabrice Le Restif, secrétaire départemental FO, qui a été de tous les défilés contre la réforme. Allusion au propos d'Emmanuel Macron en Corrèze, une banderole proclamait à Lyon : "foutons le bordel".

Mais l'exécutif est déjà passé à autre chose. Édouard Philippe a rappelé dans la matinée que les ordonnances "ont été signées, publiées, sont en vigueur", tout en disant assumer "des désaccords" avec les syndicats. Le Premier ministre a d'ailleurs entamé cette semaine le deuxième volet de ses réformes sociales, celles de l'apprentissage, de la formation professionnelle et de l'assurance chômage, qui doivent aboutir à un projet de loi en avril.