Mobilisation anti-5G à Lyon : "On demande qu'Emmanuel Macron tienne ses engagements"

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5G, manifestation, Lyon 1:31
Environ 300 militants anti-5G se sont réunis à Lyon, samedi. © Photo Europe 1 - Jean-Luc Boujon
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Les militants anti-5G se sont rassemblés samedi à Lyon, place Bellecour. Ils réagissaient notamment aux propos d'Emmanuel Macron qui avait comparé certains détracteurs de cette technologie à des "Amishs" favorables au "retour à la lampe à huile". Europe 1 est allé à la rencontre des manifestants.
REPORTAGE

Un groupe d'environ 300 militants anti-5G s'est réuni sur la place Bellecour à Lyon, ce samedi. Les participants ont formé une chaîne humaine pour dénoncer une technologie qu'ils jugent dangereuse. Quelques jours plus tôt, en parlant ironiquement d'adeptes du "modèle Amish" favorables au "retour à la lampe à huile", le président de la République leur avait fourni une matière première idéale pour leurs slogans. Les anti-5G scandaient ainsi "Macron t’es foutu les Amish sont dans la rue" ou encore "Vive la lampe à huile".

"C’est volontairement placer l’adversaire dans une position caricaturée", s'exclame Bertrand qui comme beaucoup d'autres militants n'a pas digéré le discours d'Emmanuel Macron. "On demande qu’il tienne ses engagements sur la Convention citoyenne et ses propositions. Ce monsieur s’était engagé à prendre les propositions de la convention citoyenne sans filtre, et dedans il y a un moratoire sur la 5G avec un vrai débat éclairé sur la question." Interrogé sur la référence aux "Amishs", Bertrand poursuit : "On n'a pas envie de revenir à la lampe à huile et aux chariots à bœufs. C’est ahurissant d’être traité de cette manière par ce monsieur".

"On n'est pas des cobayes"

Pour les opposants, la 5G constitue un risque pour la santé explique quant à elle Sandrine Larizza, membre de la coordination stop 5G Auvergne-Rhône-Alpes. "Les dangers sont aujourd’hui reconnus par le Centre international de recherche sur le cancer parce que les ondes électromagnétiques ont été classées potentiellement cancérogènes en 2011 par cette annexe de l’OMS. C’est pour cela que l’on dit aujourd’hui 'on n'est pas des cobayes'. Ce modèle-là, on n’en veut pas."

Les manifestants prennent la Suisse en exemple. De l'autre côté des Alpes, le réseau 5G a commencé son déploiement, avant d'être mis en pause récemment par les autorités. Ces dernières souhaitent mener des études afin d'avoir une idée plus précise des effets réels d'une technologie encore peu connue.

Europe 1
Par Jean-Luc Boujon, édité par Antoine Cuny-Le Callet