Médicaments en grandes surfaces : ce serait "un gain de pouvoir d'achat", défend l'UFC-Que choisir

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Mathieu Escot, directeur des études à l'UFC-Que choisir, assure vendredi sur Europe 1 que la vente de médicaments sans ordonnance en grandes surfaces serait bénéfique pour le portefeuille des Français, sans restreindre pour autant leur sécurité.
INTERVIEW

La ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est dite vendredi matin sur Europe 1 défavorable à la vente de médicaments sans ordonnance dans les grandes surfaces. La ministre manifestait ainsi sont désaccord avec l'Autorité de la concurrence, qui avait recommandé la veille d’élargir leurs ventes aux supermarchés pour faire baisser leurs prix et améliorer leur accès.

L’UFC-Que choisir défend à son tour ardemment la vente de médicaments sans ordonnance en grandes surfaces, estimant que cela permettrait un gain de pouvoir d’achat pour les Français. "Ça fait plusieurs années que l’UFC-Que choisir se bat pour obtenir cette libéralisation encadrée", affirme vendredi Mathieu Escot, directeur des études de l’association de défense des consommateurs, sur Europe 1.

Pouvoir d’achat et sécurité sanitaire

"Le modèle proposé par l’UFC-Que choisir et par l’Autorité de la concurrence est un modèle qui combine le meilleur des deux mondes. C’est-à-dire que la libéralisation, le fait de mettre plus de concurrence sur ces médicaments vendus à prix libres et donc à prix variables d’une pharmacie à l’autre, permettra un gain de pouvoir d’achat, une baisse des prix", fait valoir Mathieu Escot, au micro de Sébastien Krebs.

Et d’ajouter aussitôt : "Sans sacrifier la sécurité dans la vente de ces médicaments, dans la mesure où ça ne serait pas vendu comme un produit comme les autres, mais vendus en grandes surfaces dans un espace dédié, avec un pharmacien présent systématiquement et en continue sur le lieu de vente". "Donc en réalité, ça serait comme en officine", en conclut Mathieu Escot.

Toucher au monopole des officines, pas à celui du pharmacien

"Les médicaments ne sont pas un objet de consommation courante. Il y a toujours des effets secondaires, cela nécessite toujours des conseils, et les pharmaciens sont là pour ça", avait défendu la ministre Agnès Buzyn vendredi matin sur Europe 1.

Mais cet argument ne tient pas, selon l’UFC-Que choisir, qui assure que les garanties sanitaires existent. "Des garanties sont apportées dans ce modèle qui existe déjà en Italie, au Portugal… Ça serait le monopole des officines qui serait supprimé mais pas celui du pharmacien car il faudrait toujours passer par un pharmacien pour acheter ces médicaments sans ordonnance. Toutes les garanties en terme de sécurité sanitaire seraient donc données", assure Mathieu Escot.