Soigner et reconstruire : après le passage du cyclone Chido à Mayotte, l'archipel connait des jours difficiles. Les vents, qui ont atteint parfois les 200 km/h, ont tout détruit dans le 101e département français. Invité ce vendredi matin, le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, décrit un paysage apocalyptique sur l'île.
"90 % des infrastructures publiques et privées ont été touchées, parfois détruites", s'alarme-t-il au micro d'Europe 1. Conséquence directe : plusieurs établissements scolaires ont été endommagés et le principal hôpital de l'île, à Mamoudzou, est également fortement touché par la catastrophe.
"Mayotte connaît deux dates dans son histoire : 1934 et 1984. Ce sont les deux derniers cyclones que nous avons connus ici. Et aujourd'hui, avec le cyclone de 2024, l'hôpital, comme toutes les autres infrastructures, a été durement touché" par cette nouvelle catastrophe.
Des bâches pour préserver le fonctionnement de l'hôpital
Pour le préserver, "au moins en mode provisoire, on a dû mettre des bâches pour permettre à l'ensemble des soignants" de faire leur métier, explique-t-il. "Juste après l'événement, ils ont continué de recevoir du monde, ils ont continué de fonctionner. Je salue leur courage", souligne François-Xavier Bieuville.
"Le fait de pouvoir mettre des bâches permet de protéger de façon provisoire cet hôpital et de lui permettre de continuer à fonctionner dans de bonnes conditions. C'est ce mode dégradé qui le permet", conclut-il au micro d'Europe 1.