Le bilan des manifestations dressé par le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, est alarmant. 40 chefs d'établissement ont été agressés et blessés pendant les blocages. Le ministre a reçu ce vendredi des syndicats des parents d'élèves et des lycéens pour tenter d'apporter des réponses à ces violences.
Pompiers, policiers, journalistes, agents de transport, personnels enseignants et même les proviseurs... Le bilan des blocages est alarmant. Le proviseur d'un lycée a été touché par un tir de mortier devant la porte de son établissement à Rouen.
Sur les réseaux sociaux, les vidéos d'agressions de proviseurs se multiplient depuis le début de la semaine. Coups violents, pétards, insultes. À Marseille, à Auchel dans le Pas-de-Calais, près d'Orléans, les chefs d'établissement se retrouvent pris à partie.
"Je ne peux pas concevoir qu'on puisse porter atteinte à un personnel de l'Éducation nationale"
Une situation insupportable pour Maxime Repère, vice-président du syndicat national des lycées, des collèges, des écoles et du supérieur : "Vous avez des proviseurs qui se sont sentis parfois abandonnés. Je ne peux pas accepter, je ne peux pas concevoir qu'on puisse porter atteinte à un personnel de l'Éducation nationale".
Il estime également qu'il est "probable que si les actes de violence augmentent", il en sera de même pour "les agressions" : "C'est pour ça qu'ils demandent parfois la fermeture de leur établissement, parce qu'ils estiment que la sécurité des élèves et des personnels est compromise. Et le problème, c'est que leur avis est loin d'être toujours pris en compte".
Les différents rectorats ont condamné ces violences et ont appelé les proviseurs à ne prendre aucun risque dans les prochains jours, alors que de nouvelles mobilisations sont déjà annoncées pour la semaine prochaine.