Ce samedi était une journée de manifestation en France. À Paris, quelque 46.000 personnes se sont mobilisées dans les rues, 75.000 selon l'intersyndicale de la jeunesse. Un chiffre en net recul par rapport aux semaines précédentes.
La manifestation de ce samedi 7 novembre s'est déroulée dans le calme à Paris. Mais la situation s'est tendue en début de soirée. Dans le cortège clairsemé cet après-midi, les manifestants, pancartes à la main, ont protesté contre la vie chère.
"La classe politique vit au-dessus de nos moyens", peut-on lire sur une des affiches. Un ras-le-bol expliqué par Sandrine, Gilet jaune de la première heure : "On a tous les mêmes problèmes financiers. Tout a tellement augmenté alors que mon salaire n'augmente pas. Il y a plein de choses qu'on ne fait plus et qu'on faisait avant et ce n'est pas normal. On ne peut même pas vivre de son travail. Ça c'est quand même la folie".
"On est déterminés, on peut passer nos samedis dans la rue"
Certes il y avait moins de monde que les samedis précédents, mais tous les manifestants rencontrés dans le cortège se disent prêts à revenir d'autres week-ends. C'est le cas d'Yveline, une fonctionnaire de 62 ans.
"On est déterminés, on peut passer nos samedis dans la rue. Alors, faire grève en semaine, c'est compliqué actuellement parce que ça veut dire perdre une journée de salaire. Mais le samedi, il n'y a aucun souci. S'il faut venir tous les samedis, on viendra".
Mais dès la nuit tombée, la situation s'est dégradée. Plusieurs centaines de jeunes, vêtus de noir, visages dissimulés, ont jeté des projectiles en direction des forces de l'ordre. C'est désormais le jeu du chat et de la souris avec les émeutiers sur la place de la Nation.
Plus tôt dans la journée, des Gilets jaunes se sont rassemblés place de la Concorde, à Paris, malgré l'interdiction officielle. Un des chefs de file du mouvement et une porte-parole ont été arrêtés. En tout, 15 personnes ont été interpellées dans la capitale, selon la préfecture de police de Paris. 5.813 contrôles ont été réalisés.