Alors que le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour répondre à la mobilisation lycéenne, Nicolas Bonnet, proviseur à Libourne et secrétaire national du SNPDEN-UNSA, estime que le dispositif concernant les professeurs remplaçants ne répond pas au problème soulevé par les élèves. Il plaide en revanche pour un recrutement rapide et massif d'enseignants contractuels.
Invité d'Europe 1 bonjour, Nicolas Bonnet, proviseur à Libourne et secrétaire national du SNPDEN-UNSA, distingue les différentes annonces présentées par le ministre de l'Éducation nationale pour tenter de résoudre la crise lycéenne. Concernant les titulaires remplaçants - Edouard Geffray a annoncé le déploiement de 3.000 d'entre eux, il juge que la mesure ne permettra pas de résoudre les difficultés rencontrées dans les établissements. "C'est une mesure qui honnêtement est de la communication ministérielle, ça ne répond pas à la question", explique-t-il au micro d'Alexis de la Fléchère. Selon lui, les enseignants concernés exercent parfois dans des disciplines où les besoins ne correspondent pas aux postes vacants observés sur le terrain.
À l'inverse, le responsable syndical considère que le recours à de nouveaux enseignants contractuels constitue une piste plus adaptée. "Qu'on allait recruter des professeurs contractuels, ça c'est la bonne réponse", affirme-t-il. Nicolas Bonnet estime toutefois que cette mesure devra être mise en œuvre rapidement afin de produire des effets concrets dans les classes. "Il faut le faire massivement et vite. Il faut qu'ils soient devant les élèves à la rentrée des vacances de la Toussaint", ajoute-t-il. Pour le proviseur, la question du remplacement des enseignants reste l'une des revendications centrales exprimées par les lycéens mobilisés ces dernières semaines.