EN DIRECT - Évacuation de Notre-Dame-des-Landes : treize squats démantelés, sept personnes interpellées

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Les évacuations doivent reprendre mardi matin, à 6h, a indiqué la préfète des Pays de la Loire.
Les évacuations doivent reprendre mardi matin, à 6h, a indiqué la préfète des Pays de la Loire. © AFP
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Tôt lundi matin, 2.500 gendarmes sont arrivés aux abords de la Zad de Notre-Dame-des-Landes pour procéder à l'expulsion des 250 zadistes présents sur place. L'opération d'expulsion a commencé à six heures.
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Une vaste opération d'expulsion, avec plusieurs centaines de gendarmes mobiles déployés, a débuté lundi à l'aube sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), visant à en déloger ses occupants illégaux, près de trois mois après l'abandon du projet d'aéroport. Un gendarme a été blessé à l’œil pendant un affrontement avec des zadistes.

L'ex-route des chicanes bloquée. L'intervention s'est concentrée sur la route 281, l'ex-route "des chicanes" obstruée pendant plus de cinq ans par des obstacles en tous genres, que le gouvernement a érigée en symbole du "retour à l'état de droit". 

Les trois informations à retenir :

  • Les destructions reprendront mardi matin, à 6h
  • Treize squats ont été évacués 
  • Sept personnes ont été interpellées

Un large dispositif de gendarmes. Cette opération de grande ampleur, prévue sur plusieurs jours, doit mobiliser au total vingt-cinq escadrons de gendarmerie mobile, soit environ 2.500 militaires. Elle prévoit d'expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation, en déclarant par exemple de nouveaux projets agricoles individuels, et à démanteler certains des 97 squats recensés par les autorités.

De violents affrontements. Des affrontements ont éclaté une demi-heure après le début de l'opération entre zadistes et gendarmes mobiles au lieu-dit "Les fosses noires", au sud-ouest de la D281. Une dizaine de tracteurs "vigilants" barraient la route, ainsi que des meules de foin et des poteaux électriques. Les gendarmes ont répondu à des jets de projectiles et de cocktails Molotov par des tirs de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes.

"On leur a donné dix minutes pour partir". Plus tard, en milieu de journée, des militants sont montés sur le toit d'hangar servant à abriter des moutons, pour empêcher sa destruction, au lieu-dit les "100 Noms". Les gendarmes les ont fait descendre un à un. Au total, huit personnes, cinq hommes et trois femmes, qui vivaient sur place depuis 2013 et menaient des projets qu'ils n'avaient pas déclaré à la Mutualité sociale agricole (MSA), ont été expulsés. "On leur a donné 10 minutes pour partir", a indiqué une zadiste..

Une victime parmi les gendarmes. Un gendarme, victime d'un décollement de la rétine après un tir de projectile, a été hospitalisé. Il a quitté l'hôpital en milieu d'après-midi.