L’Île-de-France sécurise 6.000 places pour les SDF sur les 7.000 prévues cet hiver

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3.035 sans-abri avaient été recensés dans les rues de Paris au mois d'octobre.
3.035 sans-abri avaient été recensés dans les rues de Paris au mois d'octobre. © PHILIPPE LOPEZ / AFP
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L'Île-de-France est prête à ouvrir 6.000 places en hébergements d'urgence pour les sans-abri en cas de grand froid, une capacité d'accueil qui a triplé par rapport à 2017. 

Quelque 6.000 places en hébergements d'urgence sont prêtes à être ouvertes aux sans-abri en Île-de-France en cas de grand froid, sur un objectif total de 7.000 places supplémentaires cet hiver, a annoncé lundi le préfet de région. Il s'agit d'une "très forte progression" de la capacité d'accueil dans la région par rapport à l'an dernier, s'est félicité Michel Cadot. À la même période en 2017, ce chiffre était en effet "de 2.300 places", a-t-il précisé. L’Île-de-France, région la plus précaire en France, comptera en effet la moitié des 14.000 places graduellement mobilisables annoncées dans le cadre du plan hiver par le gouvernement, alors que 3.035 sans-abri avaient été recensés dans les rues de Paris au mois d'octobre par l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur).

"Faire un bilan social et sanitaire". Près de la moitié (46%) des SDF interrogés par l'association lors d'une action de solidarité avaient indiqué être à la rue depuis plus d'un an. Afin d'accélérer la prise en charge des personnes sans logement dans la région francilienne, la préfecture a lancé des appels à candidatures auprès des associations et des structures possédant des établissements à capacité d'hébergement, comme certains hôpitaux et anciens lycées. Elle assure aussi un suivi quotidien des demandes nocturnes non pourvues et adressées au 115, le numéro d'appel réservé aux sans-abri, et un renforcement des maraudes. "Le but n'est pas simplement de mettre à l'abri pour 24 heures ou trois nuits, c'est de faire un bilan social (...) et sanitaire s'il y a lieu", afin d'accompagner les personnes "vers des solutions plus satisfaisantes", hors de "l'urgence immédiate", a encore indiqué le préfet de région.

Inspection des bâtiments insalubres. Suite à l'effondrement de deux immeubles à Marseille, la préfecture a également demandé à la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Hébergement et du Logement (DRIHL) de procéder à une inspection complète des bâtiments présentant des défauts de salubrité. Sur l'ensemble des centres d'hébergement d'urgence de migrants (CHUM) en Île-de-France, "nous avons aujourd'hui augmenté de 1.200 les places d'hébergements d'urgence pour les migrants", a ajouté Michel Cadot, en réponse aux flux migratoires "qui restent importants" dans la région. Plus de 105.000 places de mise à l'abri, toutes catégories confondues, sont financées et gérées par les services de l'État en Île-de-France, a rappelé le préfet, une capacité "nettement" supérieure aux quelque 98.000 de l'an dernier.