L'IGPN enquête sur l'ancien directeur de la police du Bas-Rhin

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L'IGPN, la police des polices, enquête sur l'ancien directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin (Image d'illustration).
L'IGPN, la police des polices, enquête sur l'ancien directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin (Image d'illustration). © AFP
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Jean-François Illy, ancien chef de la police du Bas-Rhin, aurait utilisé sa carte bancaire de service et son chauffeur dans un cadre privé. Une pratique illégale qui lui vaut d'être la cible d'une enquête de l'IGPN, qui a interrogé ses collaborateurs et récupéré ses factures. 

De l'argent public pour des dépenses privées ? L'ancien directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin, actuellement en poste dans les Alpes-Maritimes, fait l'objet d'une enquête administrative de la police des polices, a indiqué samedi une source proche du dossier, confirmant une information des Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA). Jean-François Illy est ainsi soupçonné d'avoir utilisé son chauffeur et sa carte bancaire de service pour des activités et des frais non professionnels, selon cette même source. 

L'inspection générale de la police nationale (IGPN) "est venue cet été récupérer pas mal de factures et de papiers", puis "fin novembre-début décembre, ils ont fait trois jours d'auditions de plein de monde, de services administratifs, de cadres et de son chauffeur", lui aussi policier, a indiqué à l'AFP une source policière.

"Ce serait honteux"

Cette enquête "se poursuit à l'heure actuelle, des demandes de précision sont faites", a ajouté une autre source policière, décrivant Jean-François Illy comme "quelqu'un qui était craint" à la DDSP du Bas-Rhin dont il avait pris la tête de fin 2012 jusqu'à début 2019.

"Si les faits sont avérés, ce serait honteux", a considéré une troisième source policière, rappelant que Jean-François Illy, qui n'a pas répondu aux sollicitations des DNA, reste présumé innocent. Les enquêtes de l'IGPN durent habituellement plusieurs mois, relève-t-on encore.