Lignes à haute tension et risque "possible" pour la santé des enfants : "Une association que l'on ne peut pas expliquer"

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Chez Matthieu Belliard vendredi, Olivier Merckel, responsable de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques à l’ANSES, revient sur la recommandation de l’institut.
INTERVIEW

Vendredi, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) prévient que les champs magnétiques à basses fréquences émis par les lignes à haute tension présentent un risque "possible" de leucémie infantile. Un constat qui s'accompagne d'une précaution : "ne pas implanter de nouvelles écoles ou des hôpitaux à proximité des lignes à très haute tension". Chez Matthieu Belliard vendredi, Olivier Merckel, responsable de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques à l’ANSES, revient sur cette recommandation.

 

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40.000 enfants de moins de 15 ans exposés

"On retrouve des champs magnétiques à basses fréquences un peu partout dans notre environnement. Dans certains cas, lorsque les enfants habitent à proximité des lignes à haute tension, on peut observer une augmentation du risque de leucémie infantile", indique le spécialiste. Au total, environ 40.000 enfants de moins de 15 ans sont ainsi exposés à un niveau de champs magnétiques à basses fréquences légèrement supérieur à la moyenne.

"C'est une association de statistiques qu'on ne peut pas expliquer"

Pour autant, l'ANSES ne se veut pas alarmiste et tient à rappeler qu'"aucun lien de cause à effet n'a été démontré entre le fait d'habiter à proximité d'une ligne à haute tension et l'augmentation de risque de leucémie infantile". "C'est une association de statistiques qu'on ne peut pas expliquer", confie Olivier Merckel. Ce qui pousse donc l'ANSES à émettre des recommandations, sans pour autant appeler à quitter les lieux concernés.

Europe 1
Par Europe1.fr