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«L'essence augmente plus vite ici que dans le Golfe» : à Bordeaux, la colère des automobilistes face aux prix à la pompe

[Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Face au conflit au Moyen-Orient, de nombreux automobilistes anticipent et se précipitent dans les stations-essence. Dans la région Bordelaise, les prix ont déjà grimpé, agaçant d'autant plus les conducteurs. 

Malgré les messages rassurants du gouvernement, de nombreux automobilistes se précipitent dans les stations-service face au conflit qui perdure au Moyen-Orient. Alors, devant la pompe, beaucoup reconnaissent vouloir prendre les devants, redoutant une rupture d'approvisionnement mais aussi une flambée des prix. 

Alors, dans cette station-service de l'agglomération bordelaise, les automobilistes se succèdent à la pompe, après avoir patienté de longues minutes. "Le fait qu’il puisse y avoir peut-être une pénurie de pétrole, ça inquiète un peu. Donc, effectivement, on prend les devants. Et puis, j'ai un peu peur aussi que les prix flambent", reconnait cette automobiliste. 

Des automobilistes agacés

"L'inquiétude, je l'ai surtout pour le porte-monnaie ! Parce que j'ai bien l’impression que l’essence, peut-être, augmentera plus vite que ça augmente là-bas dans le Golfe, et que les producteurs en profitent un petit peu pour accélérer la hausse", ajoute un autre au micro d'Europe 1. Dans la station, les prix ont déjà grimpé. +4 centimes pour le Sans Plomb et quasiment 10 centimes de plus pour le gasoil par rapport à la semaine dernière.

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Et certains de ces automobilistes, comme Philippe, ne cachent pas leur agacement, en constatant que les prix montent déjà. "Ce n’est pas justifié maintenant. Bercy dit toujours qu’il n’y a pas de problème. Mais en fait, c’est faux, il y a toujours des problèmes, ils ne savent pas gérer", estime-t-il. 

Un problème de comportement

Au volant de son taxi, Marion attend de pouvoir faire le plein pour aller chercher un client. Mais pour cette professionnelle de la route, c’est l’affluence inhabituelle dans les stations-service qui suscite de l’inquiétude. "Peut-être qu’il peut y avoir une rupture", analyse-t-elle, en regardant la file de voiture devant la station. 

"En fait le problème, c'est le comportement. Par exemple, le monsieur avec le bidon devant nous, remplit ce dernier depuis tout à l’heure ! Pourquoi  faire? Donc, à cause de ce genre de comportements, on va se retrouver comme d’habitude : restreint", regrette-t-elle. 

Un demi sourire aux lèvres, observant cette ruée sur les pompes à essence, une passante se félicite à haute voix d’avoir acheté en ce début d’année une voiture électrique.