Les porte-parole des "gilets jaunes" condamnent "toutes les formes de violence" et appellent à "une colère constructive"

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Les porte-parole des "gilets jaunes" ont lancé un appel aux citoyens dans le JDD, dimanche. "Nous tendons à présent la main au gouvernement, dans l’espoir qu’il entende nos demandes", déclarent-ils.

Le collectif des "Gilets jaunes libres" assure vouloir être le "porte-parole d'une colère constructive" dans un appel aux citoyens publié dans le JDD, dimanche. "Soyons responsables et offrons au gouvernement une porte de sortie à la crise", est-il notamment écrit.

Ils souhaitent "préciser" leurs demandes. Les "gilets jaunes" entendent que leurs "propositions sont mal comprises" et souhaitent donc les "préciser" : "Nous tendons à présent la main au gouvernement, dans l’espoir qu’il entende nos demandes." Ces demandes comprennent "l’ouverture d’états généraux de la fiscalité, d’une conférence sociale nationale, d’assises 'territoires et mobilité' qui prendront la forme de débats régionaux, l’organisation de référendums réguliers sur les grandes orientations sociales et sociétales du pays, l’adoption du scrutin proportionnel pour les élections législatives, afin que la population soit mieux représentée au Parlement". Par ailleurs, ils réclament "de manière immédiate et sans condition, le gel de la hausse des taxes sur les carburants et l’annulation de l’alourdissement du contrôle technique automobile".

"Construisons un projet viable et crédible." Dans une volonté de structurer leur mouvement, les "Gilets jaunes libres" appellent "tous les citoyens qui souhaitent plus seulement approuver, encourager ou soutenir les Gilets Jaunes Libres, mais participer avec eux au mouvement engagé d’en devenir les référents locaux et départementaux" : "Loin de toute radicalisation et en accord avec les 80% de Français qui nous soutiennent, construisons un projet viable et crédible, dans l’intérêt de tous."

"Nous condamnons toutes les formes de violence." "Soucieux du respect des institutions et du dialogue social, nous condamnons toutes les formes de violence", affirment également les "Gilets jaunes libres", qui se tiennent "à la disposition du Premier ministre pour un premier rendez-vous".