"Les enfants nés de GPA à l'étranger ne doivent pas être considérés comme des citoyens de seconde zone", défend Jean-Louis Touraine

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© Philippe LOPEZ / AFP
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L'Assemblée nationale a voté jeudi soir la reconnaissance de la filiation des enfants nés par GPA à l'étranger. Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône à l'origine de l’amendement, s'explique sur Europe 1.

Un amendement prévoyant la reconnaissance de la filiation des enfants nés de gestation pour autrui (GPA) à l’étranger a été adopté jeudi soir par l'Assemblé nationale, à la surprise générale, et contre l'avis du gouvernement. Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône, est à l'origine de cet amendement. Il l'a défendu, vendredi soir, sur Europe 1, au micro de Nathalie Levy. "Les enfants nés de GPA à l'étranger ne doivent pas être considérés comme des citoyens de seconde zone", affirme-t-il. "On ne peut pas, en France, amoindrir leurs droits sous prétexte que l'on n'approuve pas les choix de leurs parents." 

Tollé à droite et dans la majorité

Le vote a provoqué un tollé sur les bancs de la droite, qui y voit un premier pas vers l'autorisation de la GPA en France. Une inquiétude infondée, d'après Jean-Louis Touraine. "Il n'est pas question de revenir sur son interdiction", assure-t-il. "Il s’agit seulement de protéger les enfants. On ne choisit son mode de conception."

Plusieurs membres de la majorité, notamment Aurore Bergé, ont eux affirmé leur ferme opposition à l'amendement en question. La garde des sceaux, Nicole Belloubet, a d'ores et déjà annoncé qu'une seconde délibération aurait lieu à l'Assemblée.

Europe 1
Par Europe1.fr