À la veille de la mobilisation nationale du 17 octobre, Arthur de Watrigant estime dans "Eliot Deval et vous" que le mouvement ne peut pas être assimilé aux Gilets jaunes de 2018. Pour le directeur de la rédaction de "L’Incorrect", les revendications actuelles sont multiples et leur seul point commun est "la haine contre Emmanuel Macron".
Faut-il voir dans la mobilisation du 17 octobre un retour des Gilets Jaunes ? Pour Arthur de Watrigant, la comparaison atteint rapidement ses limites. Dans Eliot Deval et vous, il rappelle d'abord que le mouvement de 2018 possède, selon lui, une origine clairement identifiable : "Il y avait une revendication matérielle, c'était le carburant". Il évoque aussi cette "France rurale et pavillonnaire" qui se retrouve alors sur les ronds-points et une organisation qui "s'était structurée sur Facebook".
Le mouvement attendu samedi 17 octobre lui semble suivre une dynamique différente. "Là, à l'origine de ce mouvement, on a une vidéo virale sur TikTok qui est sortie en septembre", relève-t-il. Surtout, poursuit Arthur de Watrigant, "on a une communication qui précède l'organisation".
La différence essentielle se situe, selon lui, dans la nature même des revendications. Arthur de Watrigant décrit "un magma de plein de revendications différentes avec un seul point commun, c'est la haine contre Emmanuel Macron".